7 Octobre, Journée du nerf Trijumeau

7 Octobre , journée internationale de cette terrible douleur suicidaire

Il y a Presque 5 ans, comme plusieurs milliers de personnes en France….

oui vous lisez bien…milliers……..

7 octobre 2018

j’ai subi une intervention dentaire semblant anodine…et ma vie a basculé.

Les Patients du Trijumeau sont Silencieux

Les patients comme moi…on ne les voit pas…on ne les entend pas…car leur condition est tellement invalidante qu’ils sont terrés chez eux…souvent en errance médicale…souvent faussement aiguillés en psychiatrie…alors que tous les médecins du monde qui s’informent lisent des centaines de publications scientifiques médicales sur la gravité de cette neuropathie….ces patients sont quasi systématiquement mal soignés, pas entendus, pas reconnus comme victimes….

Victimes de l’ignorance…des dentistes qui ont causé ce handicap neurologique….

Handicap de douleur particulièrement intenses, tenaces…non couvertes par la somme astronomique de médicaments que les neurologues doivent nous prescrire à vie…

Douleurs Suicidaires

Cette vie…certains se la prennent…appelons un chat un chat…se suicident…

Pourquoi ces personnes passent-elles à l’acte??? Car elles ne sont pas entendues, pas crues, pas encadrées…parfois même moquées…par le corps médical…

Egalement passent elles à l’acte car elles n’ont plus de choix, plus de moyens…ne sont plus en mesure d’assumer le coût de la vie…sans indemnité…ou tellement minimes que les soins nécessaires ne sont plus abordables…

Vous pensiez peut être que les assurances et la médecine en France sont parmis les meilleures au Monde…

Voici la réalité:

Avant qu’un groupe de patients s’unissent (si hippocrate savait), qu’une association se monte (l’AFAT)…les rares patients qui étaient en mesure de faire le lien entre soins dentaires et cette douleur terrassante, ces patients entamaient une procedure d’expertise afin d’être reconnus comme victimes d’actes médicaux. Ces patients ne voyaient presque jamais leur procédure aboutir…

Les raisons: pas d’éducation du corps medical, protectionnisme entre confrères, ignorance….même des experts…

Les quelques patients plus chanceux qui arrivaient à obtenir une reconnaissance de leur état de victime en souffrance…se voyaient (et se voient toujours) attribuer un taux d’handicap de 3%…5% dans le meilleur des cas…

Cela se passe de commentaire…3%…à combien estimeriez vous une souffrance qui nécessite:

  • de prendre à vie des anti-épileptiques…
  • -de ne plus dormir plus de 2 heures d’affilée par nuit (réveillé par des crises que rien ne calme, meme pas la morphine)
  • de ne plus pouvoir sortir car le vent, le froid, le chaud, parler, manger déglutir, se coiffer, se doucher, se maquiller, embrasser….pffff et j’en passe…

Je vous laisse mettre votre estimation ci-dessous en commentaire….si votre vie était à ce point endommagée…à combien estimeriez vous votre vie entachée?

Bien entendu l’argent ne remplacera jamais notre qualité de vie…mais il permet au moins de pouvoir survivre dignement…et trop fréquemment…ces patients n’ont que ce 3%

Alors qui a défini ces 3 à 5 %? Des experts…médecins et dentistes…vous me direz, dans ce cas, nous parlons de réelle expertise…ils savent…ils sont médecins…ils portent avec leur beau titre de Dr une jolie blouse blanche…mais voilà…NOOOOOOON…pas si simple lorsque les conflits d’intérêts sont flagrants…il suffit de reprendre le document officiel: Concours du barème medical {1} qu’appliquent les assurances des médecins et dentistes…ces barèmes sont fixés par les experts…de ces mêmes assurances des dentistes…

En bref…on l’a dans le baba…

les patients l’ont toujours dans le baba…voila le sentiment que cela nous procure…

Ridicule

Pour utiliser une analogie…si je me fais arrêter par la police car j’ai renversé un piéton en voiture…et que la police me laisse décider du taux d’indemnité que je vais verser à ma victime…vous me direz que je suis ridicule…même pas en rêve…et bien oui…en France…nous rêvons…dans ce monde médicale…c’est l’assurance du médecin qui décide de votre souffrance…même si l’Organisation Mondiale de la Santé estime cette souffrance comme une situation de co-morbidité….la France, ses médecins, dentistes, experts….n’en ont cure…3%…car nous sommes des ignorants patients…que notre bouche reste close à jamais.

Et bien non…nous, patients, de plus en plus unis, informés, communiquants…avons abattu un travail titanesque considérant nos souffrances…pas pour nous…c’est trop tard…mais pour vous…

A Faire Circuler sans Modération

Ce 7 octobre…nous vous demandons donc…pour l’intérêt de vos proches…de ceux que vous aimez….de communiquer et partager un max cet article, dans vos réseaux…chez votre dentiste, votre généraliste…

Si Hippocrate savait a traduit de nombreuses publications gratuitement permettant à vos docteurs de prendre connaissance des données actuelles de la science sans plus aucune excuse…l’association l’AFAT permet de réunir et d’informer, de supporter et de diriger les patients victimes de ces blessures iatrogènes…si vous avez dans une poche, quelques pieces qui trainent…un billet…ou plus…en faisant un don à cette association…vous permettrez peut être à un proche de recevoir l’aide dont elle a vraiment besoin…. Car cela arrive a des milliers de patients chaque année…en silence…

En communiquant…et/ou en faisant un don, vous nous aidez à vous aider….merci

{1} http://www.expertisemedicale.be/upload/documents/documentation/Bareme_indicatif_d_evaluation.pdf

en page 2: dans la liste des experts: des experts sont experts auprès de la principale assurance des médecins et dentistes.

en page 21, bas de page: un trouble cognitif léger (trouble de l’attention et de la concentration) sera évalué entre 20 et 40%. Arrivez vous à vous concentrer avec une simple rage de dent?…que dire si vous souffriez d’une rage de dent+une sinusite+un oeil au beurre noir+d’une migraine+d’une brûlure au visage???? seriez vous concentrés???

en page 36: hypoesthésie (moins de sensibilité) ou paralysie dans le territoire du nerf sous orbitaire: 3 a 5 % (le nerf sous orbitaire est une des branches dont, nous, patients atteints de neuropathie du trijumeau, souffrons…pas de perte de sensibilité…mais de douleurs extrêmes…). Comment une perte de sensibilité peut elle être évaluée au me3me titre qu’une douleur que la morphine ne soulage pas????

Et enfin en page 39: hypoesthésie (diminution de la sensation) ou anesthésie avec paresthésie (troubles de sensation…qui dit trouble…ne comprend pas douleur) avec incontinence labiale (en bref, il faut qu’on bave…pas qu’on en bave…) JUSQU’A 5 %…mais souvent évalué à 3%

Il n’est pas pris en considération les très nombreux patients dont la douleur a atteint les 3 branches, comme la science a démontré que c’était souvent le cas….en bref…notre cas n’est pas repris dans le barème…nous n’existons pas…et ne sommes donc JAMAIS expertisés à hauteur de notre handicap, de notre souffrance…

SI HIPPOCRATE SAVAIT….

 

7 Octobre: s’informer sur la neuropathie post dentaire du nerf trijumeau

Le 7 octobre est la journée des algies du nerf trijumeau.

Le 7 octobre est une date importante et devrait être connue par tous les dentistes, neurologues, chirurgien maxillo-faciaux ou stomatologues.

Voila à quoi ressemble la vie d’un patient dont le nerf trijumeau a été blessé lors d’une intervention dentaire:

7 octobre neuropathie.png

Ce nerf peut être lésé lors d’un traumatisme ou d’une intervention dentaire (qu’il s’agisse d’extraction de 3ème molaire ou de pose d’implant), lorsque ce nerf est blessé, contrairement à une croyance qui se base sur des faits erronés, dans 70 % des cas, ce nerf ne se répare pas sans séquelles, bien au contraire, toute la littérature scientifique internationale décrit cette blessure du nerf trijumeau (neuropathie douloureuse centralisée) est décrite comme hautement invalidante, les patients se retrouvant en co morbidité. Aucun traitement ne vient vraiment à bout de cette neuropathie, les médications sont extrêmement lourdes et invalidantes elles aussi (cette superposition de douleurs est tellement intense qu’elle n’est pas couverte par la morphine, bien souvent non plus par une synergie d’anti épileptiques et autres substances coupant les signaux neurologiques de la douleur). Les chirurgies d’exploration et de réparations sont autant d’échecs et sont dès lors proscrites par les spécialistes.

Pourtant dans la majorité des cas, la prévention, une technique appropriée et un protocole mis en place en urgence en cas de lésion, permettraient d’éviter de condamner ces patients.

Il existe une littérature scientifique très abondante à ce sujet, il n’est des lors plus acceptable de laisser la santé du patient et sa qualité de vie jeopardisées par un manque de connaissance.

Voici un livre « Trigeminal Nerve Injuries » qui est co écrit par de nombreux spécialistes à travers le monde.

premiere de couverture nerve injury.pngCe livre est une mine bibliographique, chaque chapitre site entre 20 et 80 publications scientifiques validées à travers le monde. Il a donc valeur de syllabus pour chaque étudiant en médecine maxillo-faciale ou dentaire. Les formations continues de ces spécialistes dentaires et faciaux devraient imposer un examen basé sur cette bibliographie ; à valider…il en va de la qualité de vie de 3600 patients, bafouée chaque année, a vie (ceci est basé sur les déclarations obligatoires d’actes iatrogènes en Grande Bretagne, en France, aucune statistique, aucune déclaration, ceci est regrettable car lors d’échanges avec des dentistes bien intentionnés, nous découvrons qu’ils ne savent pas, et qu’ils regrettent de ne pas avoir appris) Donnons les moyens à ces dentistes, ces stomatologues ; d’apprendre en diffusant largement cette bibliographie.

4 eme de couverture trigem nerve injury.png

Pour ma part, j’ai fait une intervention pour des dentistes au « Brain and Mind  Institute » de l’Université de Sydney- Australie, et l’intérêt était réel. La grande majorités de ces Docteurs étaient désireux d’en savoir plus. Profitons de ce 7 octobre, journée des algies trigéminales, pour diffuser largement. Vos confrères vous en remercieront, car si c’est un acte définitivement traumatisant pour le patient ; pour le praticien, blesser un patient et le condamner à vie est également traumatisant…certes une assurance professionnelle existe, mais le traumatisme d’un acte manqué est bien réel.

7 octobre, partagez, partagez partagez