Lettre Ouverte aux Dentistes « Encore Septiques » du Grand Risque d’Irréversibilité de la Neuropathie Iatrogène du Trijumeau

Il y a une semaine, jour pour jour, je recevais un message en commentaire de mon article: 11 questions-réponses au sujet de la neuropathie post traumatique dentaire à l’usage des dentistes .

En voici le contenu…la preuve en image, Cher Dr, vous remarquerez que j’ai eu la délicatesse de flouter votre nom…afin de ne pas vous faire de contre publicité.

commentaire dentiste neuropathie

Je tiens également à souligner que j’ai le choix de publier votre commentaire, ou de le refuser. Par esprit ouvert et scientifique, j’ai choisi de le publier, et de vous répondre. Voici la réponse que j’ai envoyé a ce Dr la semaine dernière a chaud:

Je vous remercie de m’avoir lue. Mes écrits ne se basent que sur des publications scientifiques. Toutes disent la même chose: à savoir: pour des lésions du trijumeau a la suite de pose d’implants, une chirurgie de dépose et un protocole médicamenteux doit impérativement se mettre en place dans les 30 heures…ce n est pas moi qui le clame…mais des dizaines de spécialistes, chirurgiens maxilo faciaux et ou neurologues. Je vous engage vivement à lire le livre ( qui est Co écrit par ces dizaines de spécialistes mondiaux) qui est une compilation de publications, qui ont été, au demeurant, validés par des paires internationaux, ce livre de 350 pages n’est il pas TOTALLEMENT objectif?
Vous qualifiez mes écrits de subjectifs basés sur mon cas, vous vous méprenez, lisez donc les publications de Pr Tara Renton pour ne citer qu’elle….qui base ses publications sur des centaines de cas….tous NON réversibles.
Alors afin que nous conversions de manière totalement objective, vous évoquez des publications qui font état de la réversibilité….soyons donc tous deux scientifiques et objectifs: citons nos sources, merci de citer le même nombre de publications revues par des paires internationaux, qui feraient état de la réversibilité…
Vous soulignez très justement, et je vous en remercie, que je ne propose aucune solution….et oui, bien vu…il n’y a PAS de solution…uniquement des traitements palliatifs de la douleur. La seule option, ç est la prévention et l’action extrêmement rapide…en urgence…d’un protocole dont je cite la publication du Pr Carl Misch aux USA, qui est d’ailleurs, depuis, confirmé par l’ecole dentaire de Lithuanie( Ooops apparement ils seraient plus à la pointe qu en France….c’est gênant) ( vous auriez peur etre du lire…vraiment mon article, avant de commenter de manière aussi légère. )
Et pour finir, je me suis présentée dans cet article, vous savez donc qui je suis, merci de vous présenter, qui êtes vous, quelle est votre activité professionnelle . Nous parlons ici d’un sujet qui ne tolère pas la médiocrité ni le manque de formation. Si vous faites partie du corps médical, je vous remercie vivement de lire bon nombre de publications et de continuer à vous former….
Nous ne pouvons continuer à converser si vous vous présentez et citez un nombre conséquent de publications faisant état du contraire.  »

Pas de réponse scientifique, pas de réponse du tout

Après une semaine, pas de réponse….et pour cause, ce Dr  ne peut bien entendu pas me citer de publications clamant le contraire, il n’en existe pas (depuis j’ai fait des recherches sur internet et sais qu’il est dentiste).

Je vais donc partager quelques citations publiées dans des papiers au sujet de la neuropathie trigeminale traumatique douloureuse.

Pr Tara Renton,

Managing iatrogenic trigeminal nerve injury : a case series and review of the literature

Manager la lésion iatrogène du nerf trijumeau : étude de cas et revue de la littérature.

« Généralement pour des lésions des nerfs périphériques chez l’humain, la règle d’or est de réparer dés que possible après la lésion. Les séries relativement rares de nerfs trijumeau réparés chez l’humain s’en réfèrent principalement à des chirurgies entreprises plus de 6 mois après la lésion, ce qui est insatisfaisant.

Ce phénomène est particulier à la dentisterie et pourrait être basé sur l’idée fausse que la majorité des lésions du nerf trijumeau sont résolutives, alors qu’en fait, seulement les lésions du nerf lingual sont résolutives en 10 semaines à 88%.

Il apparaît évident à la revue de littérature qu’il est besoin de changement culturel dans le choix du traitement, timing et critères des conséquences lors de l’évaluation d’une intervention pour lésion du nerf trijumeau. Au jour d’aujourd’hui, il n’y a eu qu’un nombre très limité d’études évaluant l’effet de retard de traitement. Ceci est probablement du à la difficulté éthique d’initier une telle étude. »

 »

Généralement, la colère et la frustration du patient subissant une lésion iatrogène sont causées par la gestion médiocre du clinicien impliqué.

Apres avoir causé la lésion, beaucoup de patients se plaignent du refus de communiquer du praticien ou du déni de la blessure du nerf par ce dernier.

De plus ; en soins secondaires, le patient est traité durant plusieurs mois ou même années, par une succession d’équipes juniores, offrant des espoirs faux et peu réalistes, des assurances que leur nerf va guérir.

Si des dommages se produisent, une reconnaissance rapide et adresser le patient à un spécialiste des lésions du nerf trijumeau sont des éléments fondamentaux à l’amélioration du traitement du patient. »

 

Minimising and managing nerve injuries in dental surgical procedures (Tara Renton)

Ces blessures sont associées  à 34%, jusqu’à 70% d’incidence de neuropathies douloureuses, ce qui est élevé en comparaison d’autres lésions de nerfs périphériques. 

These injuries are associated with a 34%
to 70% incidence of neuropathic pain,22 which is high when compared with the other causes of peripheral nerve injury.

 

Ou encore, des citations de publications internationales revues par des paires d’autres auteurs scientifiques:

Pain management for nerve injury following dental implant surgery at Tokyo dental college hospital.

Management de la douleur consécutive à une lésion du nerf lors de chirurgie implantaire à l’hôpital de l’école dentaire de Tokyo.

« De telles chirurgies implantaires peuvent cependant endommager les nerfs ceci résultant en une chute subite de la qualité de vie « QOL »

De plus, une fois qu’une telle lésion se produit, une récupération complète est rare sauf si la lésion est seulement mineure. L’interaction entre le système sensoriel neurologique périphérique et le système nerveux central SNC est extrêmement compliquée, contrairement à celle du systeme osseux ou muco membraneux. Le moyen par lequel l’information est transmise entre les nerfs et le système nerveux central est complexe et peut aisément être perturbé. Une lésion mineure telle qu’une morsure peut résulter en seulement un engourdissement. Cependant, des lésions plus sévères peuvent résulter en une dysesthésie ou une douleur neuropathique, causant un inconfort soutenu, particulièrement la nuit et affectant sévèrement la qualité de vie. »

« Lorsque les fibres du nerf alvéolaire inférieur sont endommagées lors de la pose d’implants, une dégénérescence rétrograde du SNC ainsi que des dégénérescences de Wallerian s’opèrent vers la périphérie commençant depuis le site de la blessure en quelques minutes seulement (figure 1). Même si toutes les fibres du nerf sont sectionnées, elles vont rapidement se reconnecter si l’implant est ôté. Un éventail linéaire de cellules de Schwann est observé entre les fibres nerveuses déconnectées, ceci augmentant significativement les facteurs de croissance neurologiques. De plus, les récepteurs d’encodage génétiques mARN ( ARN messager) montrent une augmentation prononcée et la régénération nerveuse est activée. Ces mécanismes de défense et réaction de réparation peuvent être réalisés endéans les 2 à 3 semaines.

 

Quoique les connections s’opèrent histologiquement, les fonctions elles par contre ne guérissent pas.

Reconnexion ne signifie pas guérison de la plaie. Au contraire, une reconnexion sous de telles conditions peuvent causer la détresse du patient. Le nerf alvéolaire inférieur est complexe et est responsable d’algesthesie (sensibilité douloureuse) et de sensibilité au touché, à la pression, à la chaleur, au froid bien que le mécanisme de chacun soit différent. Une analogie serait les réseaux de tuyauteries souterraines dans une grande ville, qui transporte le gaz, l’electricité, le téléphone, eau, égouts, mais chacun séparément et par un autre circuit.

Si les réseaux des fibres sont perturbés, l’isolation de la structure est compromise,et lorsque la regeneration prend place des fibres adjacentes peuvent accidentellement se connecter. Ceci signifiant que des impulsions des nerfs périphériques peuvent être envoyées vers la mauvaise destination, puis de là, au SNC. Si nous reprenons l’analogie ci dessus,, c’est comme si les tuyaux d’eau et de gaz souterrains ayant été cassés durant un tremblement de terre se soient inter connectés. Ces connections inappropriées sont qualifiées de « ephapses » et ont été prouvées en laboratoire sur le modèle animal. »

En bref, je ne vais pas tous les citer, il en existe des dizaines de publications…mais il est clair qu’une fois le nerf lésé…une marche arrière totale n’est plus possible, a fortiori si vous niez, attendez, laissez votre patient souffrir d’infections et d’inflammations, autant de facteurs aggravant garantissant la gravité et la comorbidité de cette lésion (le terme est utilisé dans différentes publications).

Et pour ceux qui veulent réellement en apprendre d’avantage sur la complexité a traiter cette neuropathie du trijumeau, voici une bibliographie de choix:

Le Livre:

Trigeminal Nerve Injury

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Il est disponible sur Amazon, accessible immédiatement sur Kindle. Les 350 pages de ce livre regorge d’informations se basant toutes sur des publications acceptées internationalement.

Il comporte pas moins de 20 chapitres, chacun se basant, et citant entre 30 et 80 publications….c’est dire que le sujet de la lésion du nerf trijumeau est un sujet complexe.

 

La complexité de ces lésions résident dans l’irréversibilité mais aussi dans la résistance au traitements pharmacotherapeutiques.

Les statistiques de réponses aux traitements  est clairement démontré dans cette  publication du Pr Rafael Benoliel qui démontre que seulement 11% des patients atteints de Neuropathie trigeminale traumatique douloureuse (PPTTN) répondent favorablement au traitements (a contrario des patients atteints d’autres neuropathies telles que neuropathies post herpétiques…les névralgies chroniques du trijumeau, répondent elles, a 74% aux traitements pharmacotherapeutiques):

Painful Traumatic Trigeminal Neuropathy: An Open Study on the Pharmacotherapeutic Response to Stepped Treatment, Pr Rafael Benoliel

 

En bref, Cher Dr, je vous engage à reconsidérer votre raisonnement….beaucoup de lésions sont réversibles?

Dans l’espoir que cette lettre ouverte  aux dentistes suscite des curiosités bénéfiques.

Neuropathie Post Traumatique et Douleurs de l’Hémicorps: Hystérie ou Réalité?

Déficits somato-sensitif non dermatomériques chez les patients souffrants de douleurs chroniques : Sont ils vraiment atteints d’une Hystérie Psychiatrique ?

 

Dans des publications scientifiques telle que celle du Departement de Medecine Interne, Division de Medecine Psychosomatique de l’Hopital Universitaire de Bern, Suisse ; des patients souffrants de douleurs chroniques montrent souvent des déficits somatosensitifs non dermatomériques (NDSDs, ce terme a été proposé par Mailis-Gagnon et Nicholson K dans leur étude publiée dans le journal scientifique : Clinical Pain Journal) ces déficits sont considérées comme fonctionnels. Dans certains cas, des symptômes moteurs y sont également associés (faiblesses, postures anormales, troubles de la démarches… selon l’etude de Mailis-Gagnon A, Nicholson K. On the nature of nondermatomal somatosensory deficits. Clin J Pain 2011;27:76–84).

dermatomes

Il est egalement souligné par ces auteurs que la prévalence des NDSDs varient entre 25 et 50 % dans les cohortes de populations de douleurs chroniques ( toutes douleurs chroniques confondues, il est a noter que les douleurs chroniques des nerfs craniens, étant d’une grande intensité, la prévalence est probablement plus élevée).

Des 1920 ces symptômes sont décrits

Des 1920, une etude scientifique démontre ce phénomène douloureux associé à des douleurs chroniques dans cette etude allemande:  Pette H. Das Problem der wechselseitigen Beziehung zwischen Sympathikus
und Sensibilität [German]. Dtsch Z Nervenheilk 1927;100:143–8.

Habituellement, les NDSDs montrent une distribution ipsi lateral de la zone de douleur chronique, ceci sur un quadrant ou l’hémicorps. Selon le Manuel des Statistiques des Désordres Mentaux, 4ieme édition, et de la Classification Internationale des Pathologies, 10ieme révision, de tels déficits somatosensitifs sont classés dans le chapitre « désordre de conversion » ( catégorie psychiatrique). De nombreuses publications utilisent également le terme « perte sensitive hystérique » Cependant, les doutes augmentent au sujet de cette vue psychiatrique unilatérale. Ces scientifiques se sont fixé comme but de mieux caractériser les facteurs bio-psycho-sociaux associés avec cette NDSDs. Pour ce faire, ils ont comparé deux groupes de patients souffrants de douleurs chroniques, 90 souffrants de douleurs chroniques associées à une NDSDs, 90 ne souffrants que de douleurs chroniques. Les patients avec NDSDs montraient tous des déficits somatosensitifs diffusant sur l’ensemble de l’hémicorps. Les patients ayant subi des traumatismes physiques étaient prédisposés à souffrir aussi de NDSDs. A contrario des patients qui souffrent de douleurs chroniques sans NDSDs (et sans cause pathologique, tumorale ou autre), qui eux présenteront des troubles de la personnalité et/ou ayant eu des expériences traumatisantes durant l’enfance.

La fréquence des dépressions comorbides et troubles d’anxiété ne différaient pas d’un groupe à l’autre. En conclusion, les patients souffrants de douleurs chroniques associées à des NDSDs ne sont pas plus susceptibles que les patients n’ayant pas de NDSDs de souffrir d’une pathologie psychiatrique. En se basant sur les observations scientifiques de cette publication acceptée en 2012, des termes tels que « hystérie psychiatrique » ne doivent pas s’appliquer plus longtemps aux patients avec NDSDs qui souffrent de douleurs chroniques.

Les douleurs NDSDs sont considérées comme fonctionnelles car il n’y a pas d’évidence de blessures ou affections du système somatosensitif, tout comme dans le cas des neuropathies. Le fait que les NDSDs apparaissent habituellement après une blessure physique et sont associées à des déficits neurologiques qui peuvent être évalués objectivement aiguillent ces symptômes vers une base organique. Les études de Rommel et collègues ont décrit NDSDs avec distribution hemisensorielle chez des patients avec chirurgies échouées et un syndrome complexe douloureux (CRPS). De plus, des études expérimentales avec des NDSDs induites localement, ainsi que des résultats d’études de NDSDs avec une imagerie cérébrale fonctionnelle suggèrent également une base biologique ( et non psychiatrique).

Et enfin, dans les NDSDs, de multiples facteurs pathophysiologiques sont suspectés. Le schéma hemisensoriel et les résultats des imageries fonctionnelles du cerveau suggèrent une dysfonction du système nerveux central.

Note de la traduction:

A la lecture

-de ces publications,

-de la fréquence allant jusque’à  50 % chez les patients atteints de douleurs chroniques telles que la neuropathie post traumatique du trijumeau

-de l’ancienneté de la connaissance de ces symptômes, décrits des 1920,

il devient des lors innacceptable d’encore diagnostiquer un patient souffrant de douleurs chroniques post traumatiques et présentants des douleurs et pertes sensitives sur l’ensemble de l’hemicorps comme des patients présentants un état emotional fragile et une origine psychiatrique à ses douleurs.

Dans un prochain article, je partagerai mes lectures, qui amènent a la comprehension du phénomène de ces symptômes douloureux post traumatiques sur l’hémicorps.

Si Hippocrate Savait….qu’on ne lit pas la science…et que par facilité on préfère coller une étiquette psychiatrique à un dossier de patient…

 

 

Le Système Immunitaire et Inflammation Neurologique: Complices de Crime. Traduction de Publication Scientifique

Dans certains articles precedents, j’évoque rapidement les cellules microgliales, qui se développent de manières anarchiques en cas de lésion (iatrogène ou non) du nerf Trijumeau. Ces memes cellules sont également trop nombreuses chez les malades de Parkinson et d’Alzheimer pour ne citer que ces deux pathologies graves.

Depuis un certain temps, et a la lecture d’une part des effets secondaires des traitements proposés aux patients atteints de névralgies du trijumeau ou de neuropathies, mais également de l’escalade nécessaire des posologies pour couvrir ces douleurs sans cesse escaladantes, j’ai fait de nombreuses recherches. Ces traitements qui me sont proposés, j y suis allergique, et de plus ils ne me semblent pas logiques. Ma formation étant l’etiopathie (ethos: cause, pathos: souffrance), je ne pouvait pas m’arrêter a ces traitements: ces traitements médicamenteux sont les anti dépresseurs et anti épileptiques, ils couvrent la douleur, comme un incendie dans un immeuble dans lequel il est conseillé de garder les portes fermées: ces medicaments empêchent le passage de la douleur. Le moindre appel d’air et le tout flambe.

Flamber est d’ailleurs le terme que j’ai commencé  a utiliser une semaine après ma chirurgie iatrogène dentaire. J’avais la sensation que l’inflammation gagnait non seulement ma mâchoire, mais la moitié de mon visage, de ma nuque, puis plus tard de mon bras et de ma jambe et l’entièreté de mon ventre.

En effet ils semblent d’un confort immédiat, et chaque patient souffrant de ce type de neuropathie suivrait le traitement le plus contraignant, tant les douleurs sont violentes.

Cependant certains y sont allergiques, presque tous voient leur autonomie limitée, leur invalidité évidente, et surtout, trop peu de patients voient leur état se stabiliser, bien au contraire.

Beaucoup commentent sur leur perte de memoire, leurs fourmillements, leur fibromyalgie s’installer, ces neuropathies ou névralgies occiptitales, ces pertes de sensations dans le membre supérieur et inférieur du cote de la névralgie  (paresthésies et ou neuropathies périphériques consécutives a la NT), ces ganglions lymphatiques douloureux….. ces patients donc voient ces nombreux symptômes s’accumuler comme un acharnement du sort, alors qu’en fait, tout est lié.

La réalité scientifique est a portée de main, dans la traduction résumée de la publication scientifique qui suit, mais est non exclusive a la névralgie du trijumeau. Le terrain est vaste et fait état de toutes les maladies neuroinflammatoires et dégénératives:

MAST CELLS, GLIA AND NEUROINFLAMMATION: PARTNERS IN CRIME

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/imm.12170/epdf

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Gérer la Lésion Iatrogène du Nerf Trijumeau: Etude de Cas et Revue de la Littérature

Managing iatrogenic trigeminal nerve injury : a case series and review of the literature: lire l’article intégral en anglais ici

T. Renton, Z. Yilmaz

King’s College London Dental Institute, Denmark Hill Campus, London, UK

traduction résumée:

Manager la lésion iatrogène du nerf trijumeau : étude de cas et revue de la littérature.

La conséquence la plus problématique des interventions dentaires impliquant une action médico légale majeure est la lésion du nerf trijumeau.

La lésion du nerf trijumeau est complexe car c’est le nerf périphérique sensoriel le plus vaste du corps humain. Il représente plus de 40% du cortex sensoriel. Le V fournit les sensations générales de la face, des yeux, de la bouche et du cuir chevelu (ceci à travers les branches ophtalmique, maxillaire, et mandibulaire), ce nerf innerve également la motricité des muscles de la mastication.

topographie somatosensorielle cortex

Les lésions des nerfs périphériques sensoriels seront majoritairement permanentes lorsque la lésion est sévère, si le patient est âgé ou s’il existe une longue période entre la lésion du nerf et le traitement de la neuropathie du patient.

Suite à cette lésion iatrogène du nerf trijumeau, le patient va présenter une baisse de sa qualité de vie, une pénibilité psychologique, une infirmité sociale et un handicap.

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Le Barème du Concours Médical ne Respecte pas les Recommendations de l’OMS pour l’Evaluation d’Invalidité d’une Lesion du Nerf Trijumeau

Selon le concours du barème médical, le handicap d’un patient souffrant du nerf trijumeau lésé par un traumatisme ou une chirurgie sera de 3%.

Une mascarade…un vrai cirque!!!

Qui plus est qui ne respecte pas les indications de l’OMS, ni  les recommandations de l’Association Internationale de l’Etude de la Douleur ou encore celles de la Fédération Européenne Neurologique. La France est pourtant membre de ces organismes et autres fédérations. Nous y reviendrons ci dessous.

Les scientifiques sont unanimes

Pas une publication ne parle de neuropathie du trijumeau comme d’une infirmité légère…pas une….à travers le monde. Au contraire, lorsque le nerf a été lésé, comprimé par une extraction de dent, une fracture de la mandibule (avec effondrement du canal qui abrite et protège le nerf ), les patients sont décrits comme en co morbidité. Handicapés à vie, souffrant de douleurs qui laissent souvent à penser à ces patients qu’ils n’ont pas d’avenir et sont un fardeau pour leur entourage.

3% pour une qualité de vie….a vie

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Lésion d’Un Nerf: Classification, Réversible ou Non Résolutif?

On entend souvent les praticiens dirent aux patients: votre nerf a été lésé….mais….un nerf ça repousse.

Voici donc un article qui est une synthèse des dernières connaissances et publications scientifiques…non un nerf ne repousse pas toujours.

En image:

L’anatomie du système nerveux en quelques mots:

  • Le cerveau et la moelle épinière constituent le système nerveux central: SNC
  • Les nerfs sensitifs entrent dans les cornes postérieures de la moelle  épinière. Ces nerfs sensitifs véhiculent les sensations et la douleur jusqu’au cerveau.
  • Les nerfs moteurs vont émerger des cornes antérieures de la moelle épinière. Ces nerfs moteurs véhiculent les commandes données aux muscles par le cerveau.
  • Les rameaux antérieurs et postérieurs se réunissent pour former le nerf spinal. Il y a donc un nerf spinal gauche et un nerf spinal droit entre chaque vertèbre.
  • Le nerf spinal est entouré d’un manchon appelé épinerve. Cet épinerve comprend des vaisseaux sanguins, des faisceaux de nerfs, chaque faisceau est entouré d’un manchon appelé périnerve. Il est a noter que certaines fibres neurologiques Non myelinisées se situent directement dans l’épinerve. Ces fibres très fines ne disposent donc pas de protection particulière. On trouvera un grand nombre de ces fibres non myélinisées au niveau du nerf alvéolaire inférieur ( branche 3 du trijumeau, nerf crânien). Chaque fibre neurologique est ensuite entourée d’un manchon appelé endonerve.

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Des Changements Chimiques et Génétiques après Lésion du Nerf Trijumeau: Publication Scientifique

Ce résumé d’article explique l’importance des changements chimiques et même génétiques qui s’opèrent au niveau cérébral et spinal lors d’une lésion du nerf trijumeau.

5HTr Expression in Primary Trigeminal Neurons Following Injury

Ombretta MameliAntonella RussoStefania StanzaniGiovanni TringaliElio InsirelloMarcello Alessandro CariaPier Luigi De Riu

Department of Clinical and Experimental Medicine, Human Physiology Division, University of Sassari, Sassari, Italy.

Lien vers l’extrait de l’article en anglais, cliquez ici

J’encourage les neurologues qui me lisent a télécharger la version intégrale en PDF, en suivant le lien ci dessus. 

l’Expression du 5 HTr dans les neurones primaires suivant une lésion du nerf Trijumeau

Pour ceux qui ne veulent lire que la conclusion:

Nos résultats confirment aussi que la réponse adaptative à la lésion primaire des neurones trigemineaux implique un remodelage anatomique, de même que des changements d’expression des gènes impliqués dans la transmission sensorielle. Ceci peut expliquer la distorsion des signaux sensoriels observés dans les neuropathies du trijumeau.

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La Médecine aux Mains Sales

Business Plan De Notre Médecine

Comment d autre peut on l’appeler cette médecine…sinon un bon business???

 

 

 

Un traitement de cancer qui ne rapporte pas assez n’est pas mis sur le marché car il n’est  pas assez onéreux, pas assez lucratif.

On préfère une bonne vieille chimiotherapie.

En parlant de chimiotherapie, personnellement, je n’ai pas d’avis tranché, par contre j’ai lu plusieurs publications scientifiques, dont une: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15630849 qui est une collecte d’informations étalée  sur 5 ans en Australie et aux USA, cette analyse de données qui souligne que les chimiothérapies ne fonctionnent que dans 2,3% en Australie, 2,1% aux USA. Cette publication (toujours validée par un comite scientifique international bien entendu, et sans conflit d’intérêt).

Un autre scientifique publie que bien que ces conditions peuvent varier en fonction des differents types de cancers, il est communément retenu que 80% des oncologues ne prendraient pas de chimiotherapie s’ils souffraient eux même d’un cancer.

https://www.researchgate.net/post/Why_is_the_success_rate_of_chemotherapy_very_low_And_is_it_possible_to_improve_that

Edifiant.

Et puis je vais terminer par une experience personnelle. Lorsque j’ai été blessée neurologiquement  et délaissée médicalement lors d’une chirurgie mineure, étant a l’epoque dans le pacicique sud, j’ai consulté une neurologue, grande spécialiste du traitement des douleurs par laser froid. L’ayant consultée et ayant discuté longuement, elle s’est aperçue que je maitrisais bien le sujet de cette lesion du nerf trijumeau ainsi que ses nombreuses conséquences de comorbidité. Elle m’a donc demandé d’intervenir à l’Universite de Sydney, au Brain and Mind Institute. Mon intervention devait avoir lieu lors d’une journée de formation pour les dentistes. Formation ou le theme du laser e2tait largement abordé.

Avant mon intervention, le speach d’un medecin (Professeur réputé) oncologue. Ce dernier parlait de sa derniere publication. Le sujet était tendu car l’etude portait sur des enfants atteints de cancers divers et tous soignés par chimiothérapie lourde. Pour ceux qui connaissent la chimiotherapie: cela peut occasionner de lourds effets secondaires tels que des ulcerations importantes des muqueuses, entre autre de la bouche et du tube digestif. Ces ulterations ressemblent à d’énormes brûlures, des lambeaux de muqueuse se decolant, laissant a vif une chaire extrêmement douloureuse. Ce professeur, avec l’accord du comité d’éthique, pratiquait des seances de laser froid afin de soulager l inflammation de ces muqueuses. Il n’effectuait qu’une demi bouche chez chaque petit patient afin de pouvoir montrer le avec/sans traitement de manière objective. En effet, les photos présentées lors de cette formation universitaire montrait bien un grand benefice sur ces muqueuses du coté traité. J’ai eu une lueur d’espoir, pensant enfin que le système pouvait avoir un bon fond.

J’ai ensuite demandé confirmation a ce professeur que le deuxième coté était ensuite traité avec ce laser afin de soulager ces petits patients écorchés, souffrants et si courageux (mon coeur de maman et d’humain emphatique probablement), la réponse de ce professeur m’a glacé le sang.

 » Vous pensez bien, ces enfants sont tous morts rapidement »

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Patients atteints de neuropathie iatrogene= Parcours du combattant.

Le parcours du combatant

Donc en bref, un patient qui a vu son nerf lésé lors d’une chirurgie va d’abord entendre durant de nombreux mois…..que ce n’est pas possible…..que c’est psychosomatique….puis il va réaliser, lorsqu’il consultera enfin un neurologue spécialiste (compétant)….qu’il souffrira a vie, avec de plus une médication lourde. …

Il va donc se diriger vers l’organisme qui est supposé défendre les patients: L’Ordre National des Dentistes (ou des médecins selon)…pour un entretien de conciliation….lisez moi bien: CONCILIATION

Je ne connais pas un patient dans nos groupes qui ait été soutenu par l’Ordre. Pas un patient….à ma connaissance ( et si vous êtes dans ce cas, ce serait super gentil de partager votre expérience positive dans les commentaires ci dessous) n’est sorti d’une conciliation avec …un accord ( et je précise bien que le passage en conciliation est indispensable avant de se tourner vers un tribunal, c’est la procédure ).

A la suite de cette non conciliation, une expertise a lieu, qui dans 99% des cas est traumatisante pour le patient, car il trouve trop souvent face a lui une coalition (je ne parle pas ici de mon cas, mais des nombreux membres de groupes qui ont partagé leurs expériences désastreuses)