Ma Vie Pétille

Ma Vie Pétille, ça, s’était avant cette douleur de la face et de la tête causée par une intervention dentaire

Si vous êtes sur cette page de ma vie pétille, c’est que vous vouliez en savoir plus sur moi, vous allez être servi…j’ai plein plein de choses à raconter.

Un petit peu sur ma famille, mais surtout sur mes différents jobs, passion. Oui, j’ai quand même été étiopathe et étiopathe  pour chevaux, inventeur d’un appareil de thermo diagnostic , designer de mode.

Ma vie a commencé à 10 ans (heureusement pour vous…je vous épargne les 10 premières années).

la passion des chevaux

A 10 ans, interdiction formelle et refus catégorique de mes parents de monter à cheval. Trop dangereux…Je ne comprends pas…c’est ma passion…je ne sais pas pourquoi…les chevaux me fascinent.

Durant toute l’année, je garde mon argent de poche (grands-mères, anniversaires, fêtes, oncles, tantes, …tout). Durant les vacances, direction la Provence où mon père fait du vol à voile (et ça, c’est pas risqué comme sport ???). En Provence, j’y ai même des amis…et amies, j’ai  une amie dont la sœur fait du fromage de chèvre (oui, d’accord, j’omets de préciser que son frère, dans la même propriété, a des chevaux…) je vais donc tous les jours dans cette grande ferme familiale…pour passer du temps avec mon amie…et c’est fou…ma mère avait du mal à y croire…mais les chèvres, dans cette ferme, ne sentaient pas la chèvre…elles sentaient le cheval…(chut…elle ne se doute de rien, autant laisser croire ma mère…). Bref, vous l’aurez compris, je montais à cheval dans ce centre équestre…voilà à quoi servait mon argent de poche…

Puis très vite, j’y donnais un coup de main, j’y passais mes journées auprès de ces chevaux…tout l’été…quel souvenir  fabuleux…

Un an se passe…durant lequel nous nous rendons en Provence pour chaque vacances scolaires…et durant lesquelles…je vais monter à cheval…heuuuu….m’occuper des chèvres !

Après un an, je redemande à mes parents l’autorisation de monter à cheval :

NON catégorique…

je hausse les épaules, et leur réponds d’un air blasé : «  c’est ridicule ».

Et pourquoi est-ce ridicule me demande ma mère avec des yeux noirs, les bras croisés sur la poitrine, avec l’air si autoritaire que je lui connais bien ?

Et bien, cela fait un an que je monte, mais pas de problème, on continue comme ça…

J’ai gagné, je n’y crois pas !!! Je peux, officiellement, monter à cheval…seule condition : ma mère ne veut JAMAIS me voir sur un cheval…

Je vous le disais…c’est là que ma vie a commencé…en montant à cheval…

Et en tombant aussi…notamment à  16 ans. Ayant pris de l’assurance…je partais souvent seule, à cru (sans selle)…et puis on me confiait des chevaux…dont les propriétaires étaient absents, parfois des chevaux compliqués…et là c’était une jument compliquée…et boum ! Un vol plané plus tard, une jument en vadrouille si contente de s’être débarrassée de moi…moi beaucoup moins. D’autant plus que mon dos me faisait terriblement souffrir, je respirais à peine !!!  Cette jument s’appelait Polka…et elle me l’a fait danser la polka…

J’ai bien été obligée d’en parler à mes parents, car j’avais manifestement besoin de soins.

Un petit tour à l’hôpital, un diagnostic qui ressemblait beaucoup à une condamnation à mort….mais oui voyons : je ne monterais plus jamais à cheval. De plus, il fallait que je porte un corset qui me contraignait.

Mais la bête est tenace et têtue. Je n’avais rien de cassé, seulement des entorses vertébrales. Et là révélation professionnelle, le père d’une copine cavalière était ostéopathe…parlons en de la condamnation ! Retour à cheval en deux temps trois mouvements (de bon étiopathe). Me voilà à nouveau sur le dos d’un canasson… ma passion.

Bien évidemment, après cela, plus besoin de me demander ce que je voulais faire plus tard : étio.

La vie est bien faite souvent…faites de rencontres qui vous glissent à l’oreille des révélations.

Durant mes études (non je vous en prie, ne me demandez pas de quoi…ce serait perte d’énergie)…durant mes études donc, au cour d’une balade, mon cheval  se fait très mal au dos, il est très agité. J’appelle les vétérinaires, qui ne sont pas disponibles,  campagne très isolée, week-end…pas le choix, je tente de le soulager. J’utilise ma logique, mes mains, ce que j’ai déjà appris avec passion lors de mes 4 années d’études déjà déroulées (sur l’humain…il m’en restait encore 2) , oh, j’oubliais : l’anatomie du cheval que je connais sur le bout des doigts sans jamais avoir passé un galop (certification de la fédération d’équitation). Et puis mon cheval s’apaise, son rythme respiratoire reprend une cadence normale. Ca y est…il vient même vérifier dans ma poche si je n’ai pas un bout de carotte ou une friandise. Je crois que ce soir là, Ravageur (oui, cela ne s’invente pas un nom comme ça…) Ravageur a reçu le plus gros câlin de sa vie !

Une autre révélation…je peux aussi soigner des chevaux !

J’en parle à des amis que je soignais déjà pour me faire la main, cavaliers en équipe de France…le pied à l’étrier.

Ces deux dernières années d’études ont été bien remplies, partagées entre toutes mes passions…

Wow, la vie est drôlement belle !

Après j’ai ouvert un cabinet, tout en suivant des chevaux en France, en Belgique, beaucoup en Allemagne. Aux USA (JO d’Atlanta entre autre), Championnats du monde.

Le temps file quand on jongle avec lui, le boulot, mon équitations, mes filles qui se sont faufilées avec bonheur dans ces projets, mes chiens, chats…a oui, même un renard que mes chiens m’ont ramené alors que ce n’était encore qu’une minuscule boule de poils.

zotu le renard

On peut dire qu’elles en auront dormi des heures sur la route, qu’elles en auront vu du pays…et monté des chevaux durant leur enfance. Je crois, j’espère, qu’elles en gardent d’aussi beaux souvenirs que moi.

inspiration si hippocrate

 

Une mini ombre au tableau : j’étais souvent exaspérée de devoir justifier l’efficacité de mon travail…heuuuu, n’est ce pas suffisant, quand vous n’avez plus mal, ou quand le cheval ne boite plus ???

Qu’a cela ne tienne, je réfléchi à comment démontrer qu’il y a un avant/après manipulation…cela m’obsède même. Quantifier, objectiver, tel devient mon graal.

Je cherche, je creuse…mais je ne trouve pas. Puis un jour, lors d’un diner chez mes parents, en présence de plusieurs physiciens (mon père est physicien), j’interromps leur discussion…

« mais, ce petit capteur thermique…dont parle ce physicien inventeur…ne peut on l’intégré dans un appareil qui me permettrait de démontrer la dissymétrie, le problème de circulation sanguine, l’inflammation ? Un peu comme un thermographe, mais plus simple »

Collégialement, les physiciens essayent de m’expliquer avec des mots simples…à ma portée…que…et bien… que c’était peut être plus compliqué que cela…tu comprends, les oscillations, l’extrême sensibilité du capteur…les si…et les la…

« oui, oui, d’accord, mais si….et je délivre crument mon idée de novice…

Ooops…Silence dans la salle à manger, les mâchoires de ces trois physiciens se décrochent…j’avale ma salive…j’ai dit une bourde…c’est sûr, je n’aurais pas du les interrompre

Le silence se rompt enfin…

« tu viens demain à mon labo, on essaye »

Youhouuuu

Le lendemain, on essaye, ça marche. Il me reste à habiller le prototype de montage,  faire les essais sur les chevaux, les chiens, mes enfants, mes patients…pas de problème, appareil non invasif et d’utilisation instantanée…

Tout se déroule comme prévu. J’ai 30 ans à ce moment, je fais tout, toute seule. Sauf le dépôt de brevet international obtenu en première intention…

brevet international france

ok vraiment, vraiment beaucoup de boulot pour rédiger cela avec mon père (bon, disons, mon père avec moi J, moi j’ai eu l’idée, c’est déjà pas mal ). Communiqués de presse, obtention d’une aide pour promotion de l’invention des Communautés Européennes, articles dans la presse paramédicale, premières ventes, premier salon pro…et la bam, je découvre sur le salon…une société américaine, qui avait copié mon appareil….déjà…si vite. Ca m’a coupé les pattes. Je n’ai pas pu lutter.  La boite américaine a sorti le grand jeu, la procédure devait avoir lieu aux USA, siège de leur société, le tribunal américain a décidé d’un montant que je devais poser sur un compte séquestre durant toute la procédure…2 M de $. Aouch…ça je ne l’avais pas vu venir.

Je ne vais pas vous dire que j’ai avalé la pilule avec facilité…il en a fallut des bulles de coca pour qu’elle passe. Mais bon, câlins avec mes filles, une belle balade à cheval, quelques joggings dans la garrigue pour me défouler…et la vie reprend son cour. Et puis, c’était une belle invention, si elle a été copiée si vite.

C’était vraiment une invention du futur…car maintenant de plus en plus de femmes sont diagnostiquées pour des tumeurs au sein grâce à cette technique de thermodiagnostic, technique de diagnostic non invasive.

Bon…je ne vais pas vous raconter toute ma vie quand même…les années passent, je glisse une grosse chute dans le fil de ces années. Je me refais mal au dos, pendant ma convalescence, je me mets à la couture (oui, j’oubliais de vous dire, je suis très grandes, donc les vêtements sont toujours coupés trop courts pour moi).

Cela me donne envie de changement. D’un vrai changement. De frivolité.

Mon vieux Ravageur est placé en Normandie, je ne veux plus le changer d’écurie,  il a besoin de rester dehors afin de mobiliser ses vieilles articulations, je lui laisse la mini ponette de ma fille comme compagnie. Ravageur et Sucette  sont inséparables.

Ravageur

Je couds de plus en plus et je vends…dans une boutique en  Floride.

showroom design france engels

Je deviens designer (sans avoir la technique là par contre), je ne sais pas faire un patron, je fais au pif, j’essaie tout sur moi, je n’ai même pas de mannequin au début…je participe à des fashion shows, j’organise les miens…

Ca y est, j’ai fait ma crise d’ado un peu tard et veux revenir à des valeurs plus scientifiques. Grâce à mes 6 années d’études et à une formation International Baccalauréat, je deviens prof de biologie certifiée IB et enseigne dans une école internationale.

svis ecole IB

 

Parce que ma fille est dyslexique, et que étant petite, sa vie d’écolière a été un vrai défi, j’accepte également le challenge de donner des cours dans une école Montessori pour enfants différents. Principalement des enfants autistes ou présentant des psychoses importantes. Ces deux expériences ont été fabuleuses.

J’ai adoré partager avec eux une approche différente, ils m’ont beaucoup apporté, et j’espère avoir contribué à de jolis changements dans leurs vies aussi.

Je rejoins enfin mon compagnon en Nouvelle Calédonie et reprends avec plaisir le chemin de mon nouveau cabinet. Il n’y a pas de doute, j’adore cela, aider les gens à aller mieux!

france ile des pins

N’est ce pas un coin de paradis, si je n’avais été croquée par l’Utahraptor

en Nouvelle calédonie

Comme dans tous les romans bien ficelés, il n’y a pas d’histoire sans surprise, sans suspens, sans drame…et voilà c’est le moment…on arrête les violons, roulements de tambours.

J’hésite à subir une petite intervention de rien du tout…moi qui fuis tant que possible le moindre produit chimique, la moindre piqûre, le moindre soin médical… .

Va-t-elle…ne va-t-elle pas…oui oui…elle va se faire poser des implants

Et là, vous pouvez découvrir la suite de l’histoire ainsi que mes motivations à créer ce blog  en cliquant ici.

Je vous offre quand même une version courte : intervention complètement loupée, os fracturé, nerf trijumeau endommagé, infections chroniques durant…pfff 14 mois. 5 re-chirurgies. Plusieurs problèmes de système immunitaire, d’allergies, de maladies systémiques. Et une neuropathie du trijumeau bien chronique, bien vilaine.

Voila quand ma vie pétille…ou devrais je dire comme ma vie pétillait…

Il n’y a plus que les bulles des médicaments effervescents, les gouttes des médicaments anti épileptiques, les ampoules des dérivés morphiniques…qui ne sont, tous cumulés, pas suffisants à couvrir mes douleurs qui augmentent…en fréquence, en topographie (car maintenant les 3 branches du nerf trijumeau sont atteintes) et en intensité…chaque crise…je découvre que l’on peut avoir mal d’avantage…le 10 dol (dolores en latin) est explosé lorsque le nerf est méchamment atteint…lorsque le dentiste s’est acharné à ne pas effectuer la bonne technique (contre mon gré, et même sans que je sache qu’il a changé de technique), lorsque le dentiste n’utilise pas les accessoires qui auraient pu éviter de blesser ce nerf, lorsque le dentiste me réinjecte du produit anesthésiant qui diminue la circulation sanguine empêchant toute possibilité à cet os fracturé de se ressouder…de plus cet anesthésiant, sur un nerf mis a vif, est d’une toxicité destructrice pour le nerf…mais ce n’est pas fini, car il ne se contente pas de créer une série de catastrophe médicale: le dentiste cache le scanner qui montre les fractures, les séquestres osseux (et donc l’infection importante), prétendant que tout va bien et m’envoyant chez un psychiatre. Allant même jusqu’à faire témoigner un ami médecin que je n’avais rien (témoignage sous serment), ce médecin que je n’ai jamais vu, et qui n’a jamais vu mon scanner. Lorsque les deux compères ont appris que j’avais réussi à installer le CD sur mon ordinateur et à déceler les dégâts….nombreux….ce même médecin, que je n’ai toujours pas rencontré, a fait un deuxième témoignage, quelques 6 mois plus tard, attestant (toujours sous serments) qu’il m’avait toujours conseillé de réintervenir…mais que j’avais refusé…comment puis je refuser une chirurgie de reparation…puisque tout allait bien selon eux 6 mois avant????? Il y a deux fausses attestations de complaisance (protéger son confrère étant plus important que de respecter son serment d’Hippocrate), deux attestations qui de plus se contredisent et qui sont…en toute impunité, présentées au tribunal…

Je suis…bleue de rage…rouge de douleur …mais transparente aux yeux des barèmes médicaux…car une lesion de ce nerf, quelle qu’en soit l’intensité et l’impact sur ma vie (plus de vie…survie dans la douleur), est cotée  à 3%…3% majorés par l’expertise de quelques pour-cent pour la perte osseuse.

Voila, le rapport d’expertise a été délivré au tribunal, j’en ai donc pris connaissance.

Le praticien EST fautif pour les points suivants:

-pas de consentement éclairé

-pas le bon choix de la technique

-pas la bonne execution de la technique

-pas le bon choix thérapeutique durant les chirurgies

-pas le bon suivi thérapeutique

-ignorer les doléances de la patiente (moi) a entrainer une neuropathie d’une grande gravité.

Pour obtenir un tel rapport d’un expert auprès du tribunal, il a fallut 2 ans et demi de procedures, d’appels, d’études de dossiers….dans ces 2 ans sont inclus: une expertise qui a duré 5 heures, 9 mois pour rédiger ce rapport d’expertise car le praticien nie toujours…et comme cité ce dessus, fourni même des faux…imaginez le travail titanesque de l’expert pour démystifier tous ces écrits qui se contredisent…lire les 30 publications scientifiques fournies par le dentiste fautif…publications que moi aussi j’ai lues….je suis rassurée de constater que l’expert a manifestement épluché chacune de ces publications, dont il fait état dans son rapport: en bref, l’expert souligne que toutes les publications fournies par ce dentiste démontraient que le dentiste était en effet fautif…alors je me pose la question: le dentiste fautif sait il lire une publication? A-t-il compris ce qu’il lisait ou bien encore essayait il de noyer l’expert avec une quantité astronomique de travail?

Comment, dans un pays où l’aide à la personne et l’aspect social sont si importants, peut on laisser subir des procedures aussi lourdes à des victimes en souffrance?

Ignorance ou ignoré…nous, patients blessés neurologiquement à la suite d’une intervention dentaire?????

Et vous, qu’en pensez vous?

Si Hippocrate Savait!!!!

2 réflexions sur “Ma Vie Pétille

  1. C’était intéressant à lire France. Ma fille faisait de l’équitation elle aussi mais elle a dû arrêter après plusieurs mauvaises chutes. Colonne cervicale endommagée. Migraines à répétition mais elle ne veut pas prendre de médicaments. C’est son choix et je le respecte.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Kathleen. Ahhhh ces cavaliers….j ai eu beaucoup de cavaliers comme patients, et on peut bien les aider en osteo…c est différent sur des problèmes de dentisterie….quand le nerf est directement touché…. Que votre fille prenne soin d elle, il y a beaucoup de plantes utilisées en médecines chinoises qui agissent comme anti inflammatoire…si elle ne veux pas prendre de chimique…je la comprends…moi jusqu a l année dernière…je ne prenais que des choses naturelles et des huiles essentielles….

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