Le Système Immunitaire et Inflammation Neurologique: Complices de Crime. Traduction de Publication Scientifique

Dans certains articles precedents, j’évoque rapidement les cellules microgliales, qui se développent de manières anarchiques en cas de lésion (iatrogène ou non) du nerf Trijumeau. Ces memes cellules sont également trop nombreuses chez les malades de Parkinson et d’Alzheimer pour ne citer que ces deux pathologies graves.

Depuis un certain temps, et a la lecture d’une part des effets secondaires des traitements proposés aux patients atteints de névralgies du trijumeau ou de neuropathies, mais également de l’escalade nécessaire des posologies pour couvrir ces douleurs sans cesse escaladantes, j’ai fait de nombreuses recherches. Ces traitements qui me sont proposés, j y suis allergique, et de plus ils ne me semblent pas logiques. Ma formation étant l’etiopathie (ethos: cause, pathos: souffrance), je ne pouvait pas m’arrêter a ces traitements: ces traitements médicamenteux sont les anti dépresseurs et anti épileptiques, ils couvrent la douleur, comme un incendie dans un immeuble dans lequel il est conseillé de garder les portes fermées: ces medicaments empêchent le passage de la douleur. Le moindre appel d’air et le tout flambe.

Flamber est d’ailleurs le terme que j’ai commencé  a utiliser une semaine après ma chirurgie iatrogène dentaire. J’avais la sensation que l’inflammation gagnait non seulement ma mâchoire, mais la moitié de mon visage, de ma nuque, puis plus tard de mon bras et de ma jambe et l’entièreté de mon ventre.

En effet ils semblent d’un confort immédiat, et chaque patient souffrant de ce type de neuropathie suivrait le traitement le plus contraignant, tant les douleurs sont violentes.

Cependant certains y sont allergiques, presque tous voient leur autonomie limitée, leur invalidité évidente, et surtout, trop peu de patients voient leur état se stabiliser, bien au contraire.

Beaucoup commentent sur leur perte de memoire, leurs fourmillements, leur fibromyalgie s’installer, ces neuropathies ou névralgies occiptitales, ces pertes de sensations dans le membre supérieur et inférieur du cote de la névralgie  (paresthésies et ou neuropathies périphériques consécutives a la NT), ces ganglions lymphatiques douloureux….. ces patients donc voient ces nombreux symptômes s’accumuler comme un acharnement du sort, alors qu’en fait, tout est lié.

La réalité scientifique est a portée de main, dans la traduction résumée de la publication scientifique qui suit, mais est non exclusive a la névralgie du trijumeau. Le terrain est vaste et fait état de toutes les maladies neuroinflammatoires et dégénératives:

MAST CELLS, GLIA AND NEUROINFLAMMATION: PARTNERS IN CRIME

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/imm.12170/epdf

By:

Stephen D. Skaper, Laura Facci and Pietro Giusti

Dipartimento di Scienze del Farmaco, Universita de Padova, Italy.

Accepted : 4th of September 2013.

Les cellules gliales et microgliales en particulier, élaborent une molecule pro-inflammatoire qui joue un role clé dans les désordres du système nerveux centrale, depuis la douleur neuropathie et les epilepsies jusqu’au maladies neuro dégénératives.

Les microglia répondent aussi aux signaux pro- inflammatoires libérés par d’autres cellules non neurologiques, principalement les cellules d’origine immunitaires comme les mastocytes (mast cells) (note du blog: les cellules gliales sont des cellules qui sont intriquées avec les cellules neurologiques [les neurones] dans le système nerveux).

Ces cellules mastocytes sont trouvées dans la majorité des tissus, sont des residents du système nerveux central (CNS), et traversent la barrière sang-moelle épinière et sang-cerveau lorsque cette barrière est compromise par le résultat d’une pathologie du CNS.

Des preuves grandissantes de la communication ces cellules mastocytes avec les cellules gliales ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de therapies ciblant la neuro inflammation en modulant de manière différentielle l activation des cellules non-neuronales qui normalement (lors d’un état non pathologique) contrôlent la sensibilisation neuronale, a la fois dans le système nerveux périphérique et central.

Les mastocytes  et cellules gliales possèdent un mécanisme homéostatique endogène  (Processus de régulation par lequel l’organisme maintient les différentes constantes du milieu intérieur (ensemble des liquides de l’organisme) entre les limites des valeurs normales. En bref, l’équilibre physiologique du corps). Ce mécanisme/ces molecules peuvent être régulés par le résultat de lesions de tissus ou de réponses inflammatoires. De telles molecules telles que les molecules de la famille des N-acethanolamine. Par exemple, le N-Palmitoylethanolamine (PEA) est proposée comme molecule ayant  un role clé dans la maintenance de l’homéostasie cellulaire face a des stress externes provoquant, par exemple, de l inflammation.

(note du blog: de nombreuses molecules, de synthèse ou naturelles, sont proposées dans d’autres publications, ceci fera l’objet d’autres articles)

Le N-palmitoylethanolamine a prouvé son efficacité dans la mediation des cellules mastocytes lors d’experimentations sur des inflammations neurogeniques aigues.

Cet article propose une vue d’ensemble des recents progrès  liés a la patho-biologie de la neuro-inflammation, aux roles des cellules microgliales, aux interactions neuro-immunes impliquant les perturbations/parasitages (diaphonie) entre les mastocytes et les cellules microgliales. Ce parasitage (cross talk) contribue a l’exacerbation des symptômes aigus et chroniques des maladies neuro-degeneratives et accélère la progression de la maladie, de meme qu’elles promeuvent les cheminements de la transmission de la douleur.

Introduction

L’inflammation est fondamentalement une protection cellulaire avec comme objectif de supprimer les stimuli de lesions (la cause) et d’initier le processus de guérison.

Cependant, lorsque l’inflammation se prolonge et dépasse les limites du contrôle physiologique, elle peut devenir destructrice.

L’augmentation de l’étendue de l’inflammation est un element clé dans la patho-biologie des douleurs chroniques. , des maladies neurodegeneratives,  des AVC (accidents vasculaires cérébraux), des lesions de la moelle épinière, et peut être meme aussi des désordres neuropsychiatriques.

Plethore de molecules pro-inflammatoires ( cytokines…) et autres neurotoxines immunitaires ont été trouvés dans le liquide céphalo rachidien et/ou dans les zones cérébrales affectées chez de patients atteints de désordres neurodegeneratifs.

Il est intéressant aussi de noter que l’inflammation neurologique peut également augmenter la sensibilité au stress du cerveau. Ceci a été publiée par Zhang et Al et rapporte que des circuits cerveau-hypothalamus activés par l’inflammation contrôlent la production d’hormones de la vieillesse. Cette découverte fournit le lien entre l’inflammation, la réponse au stress et le l’acceleration du vieillissement.

L’inflammation constitue donc une cible importante pour envisager la protection neuronale dans les désordres neuro dégénératifs et les douleurs neuropathiques, ces dernières resultant de dommages ou de maladies affectant le système somato sensoriel.

La reconnaissance qu’une communication considerable existe entre le système immunitaire et le système nerveux central est, sans nul doute, l’une des avancées les plus considérables de la neuroscience récente.

Les cytokines inflammatoires occupent une niche clé dans ce réseau , régulant les réponses de l’organisme aux infections, aux inflammations, au stress, aux traumatismes.

L’activation des cellules gliales est impliquée entre autre dans la pathogènese de la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, les ischémies cérébrales les scleroses en plaque et les maladies neuromotrices, mais possiblement aussi la schizophrénie et la depression. (note du blog: la traduction d’un article precedent montre également la responsabilité de lesions iatrogènes neurologique, et principalement du nerf trijumeau, du a son importance topographique au niveau du cortex).

Les médiateurs de processus neuro inflammatoires des microglies sont prevues comme compromettant la santé et le vieillissement du cerveau.

L’existence de ces cellules microgliales sert a accumuler une plaques « protectrice » sur un site de lesion ou dans les maladies neuro dégénératives du CNS, et par cette plaque d’éliminer les cellules mortes ainsi que secreter un facteur de « survie neuronal ». Ce dernier peut avoir un effet bénéfique lors de guérison d’un CNS lésé, cependant, une activation prolongée ou inappropriée des cellules gliales peuvent causer une réponse auto immune entrainant une lesion du cerveau et la mort de cellules neurologiques…

Les cellules gliales fournissent aussi un lien entre l’inflammation neurologique et la douleur neuropathie. Les microglies en particulier, montrent une activité augmentée  dans de multiples processus douloureux en réponse a une blessure périphérique.

Une inflammation systémique augmente les signaux communiquant avec le cerveau et induisent des changements métaboliques, incluant l’expression d’un phenotype pro inflammatoire par les microglies (phenotype: expression des genes, de l’ADN!).

Les mastocytes peuvent voyager a travers une barrière normale: cerveau- sang cerebral, mais lorsqu’une maladie compromet la perméabilité, les mastocytes peuvent alors aussi traverser la barrière sang de la moelle épinière/sang cerebral (et vice versa).(note du blog: concrètement, en temps normal, il n y a pas de passage d’inflammation et de facteurs inflammatoires entre le cerveau et le reste du corps, sauf en cas de lesion inflammatoire chronique ou trop importante, la toxicité d’une zone lésée peut donc se propager, se systématiser) 

Les mastocytes sont capables de phagocytose (d’avaler, de détruire) et peuvent modulera réponse immunitaire adaptative.

Les Microglies, les Mastocytes et les maladies du sytème nerveux

Les douleurs neuropathiques

L’article fait état de la fréquence des douleurs chroniques et positionne donc ce problème comme médicalement majeur et reste majoritairement non traité.

Sont énuméré: Sclerose en plaque, AVC, traumatismes d’un nerf, de la moelle épinière, neuropathies diabetiques et virales, les compressions de cancers ou suites de traitement de cancers, comme principales causes de neuropathies.

microglies mecanisme inflammatoire

Durant ces processus de chronicité, la corne postérieure de la moelle épinière est activée et montre une expression purinergique ( activation par des nocicepteurs chimiques). Agir au niveau de cette production de neurotoxines au niveau de la corne postérieure de la moelle épinière peut  fortement atténuer les douleurs neuropathies (la neuropathie dépendra de la quantité de mastocytes circulants , s’ils sont très nombreux car la surface corticale  couverte de microglies  stimulée est vaste, les neurotoxines circulent donc en grand nombre, la neuropathie sera plus tenace)

Les mastocytes liberent des substances allogènes (algo: douleur; gene: generer) qui activent des nocicepteurs (substances causant également des douleurs). On observe un système en cascade qui va activer les voies nociceptives trigemino cervicales et lombosacrées, maintenant et entretenant les reactions inflammatoires.

Ischemie et lesions traumatiques du cerveau

Les AVC et traumatismes du cerveau sont caractérisés par une réponse inflammatoire dans laquelle l’activation de l ‘infiltration des cellules microgliales et des mastocytes est un element important. Si « non » traitées, ces lesions vont conduire a des lesions secondaires. De ce fait, la moderation de l’activation des cellules microgliales est bénéfique. Un soin particulier est donc apporté a ces patients.

Cependant, contrairement a ce qui a été longtemps cru, une analogie doit être tenue avec les lesions des nerfs périphériques. Les mastocytes sont les premieres cellules a être activées en réponse a la blessure. Car une réponse inflammatoire aiguë est également observée au niveau du cerveau, il faut donc traiter ces conditions en stabilisant les agents endommageant le cerveau!

En premiere intention, des traitements tels que des anti histaminiques vont réguler l’activité de ces mastocytes. (Note du blog: d’autres auteurs vont proposer également des corticoides dans leur protocole).

Les Maladies chroniques neuro dégénératives

Les microglies sont aussi activées en réponse a divers états pathologiques du système nerveux central:

Maladie d’Alzheimer, de Parkinson (Cependant la corrélation avec les mastocytes n’est pas établie dans ces pathologies.) sclérose en plaque, la sclérose amyotrophie latérale (ALS) encore appelée Maladie de Charcot.

Pour de plus amples informations, la publication nous dirige vers une publication de 2010: Microglial activation and chronic neurodegeneration par Lull ME et Block ML.

Les mastocytes et l’ALS, un Carrefour

L’ALS est la maladie neuro motrice la plus prévalante. Cette pathologie est caractérisée par une dysfonction et degenerescence des neurones moteurs au niveau corticospinal ainsi que dans les noyaux moteurs dans la core antérieure de la moelle épinière.

La neuro inflammation est maintenant établie comme étant un aspect important de la maladie de Charcot. Les microglies et les mastocytes sont tous deux très actifs dans cette pathologie. Cette maladie montre un clair changement de la perméabilité des barrières neurovasculaires sang/cerveau et sang/meolle épinière.

Les Microglies  et les mastocytes: le revers de la médaille

cellules gliale inflammation

Des cellules microgliales activées élaborent un cocktail de composants potentiellement létal, capable d’endommager des cellules neuronales et non neuronales. Une diminution ou un bloquage des cellules microgliales et macrophages prévient la progression de la maladie.

Cette publication stipule qu’une medication anti inflammatoire diminuera la reaction inflammatoire des cellules microgliales, cependant de ce fait ne modulera pas l’étendue de la plaque microgliale…ceci entrainant une acceleration de la progression de la maladie.

Par contre, ne rien faire et laisser une activation prolongée des cellules microgliales conduira a un état permanent pro inflammatoire.

L’hypothese de cette publication était de se baser sur les résultats immune modulateurs, celui du monophosphoryl lipid A (MPL) par exemple. Cette substance démontre des propriétés uniques immunomodulatrices a une dose qui n’est pas pyrogene (ne provoque pas d’inflammation ni de chaleur).

Cette solution n’aborde qu’un des aspects du problème des lesions et inflammation neurologiques.

Un dialogue mastocytes-microglies

Etant donnée la fréquence de leur proximité sur les sites neuro inflammatoires, et le comportement inflammatoire périphérique interactif, il est concevable qu’une ligne de communication existe entre ces deux types de cellules. De plus en plus de publications le démontrent.

Dans ce chapitre est décrit toutes les interactions et effets rebond de l’action chimique nociceptive de chacune de ces cellules sur l’autre (microglies-mastocytes).

Exploitation des mécanismes endogènes comme approche thérapeutique de la neuro-inflammation.

En se focalisant sur ces activation de cellules microgliales et mastocytes conduisant aux douleurs neuropathiques, ainsi qu’en ciblant les agents qui vont inhiber l’activation de la neuro toxicité des cellules gliales, on peut apercevoir une voie prometteuse émergente.

En observant le mécanisme naturel de defense de l’organisme face a ces neuro inflammations, on peut isoler certaines molecules qui  sont utilisées par l’organisme comme moyen d’auto defense.

Par exemple: l’organisme va tenter de se défendre contre ces neuro inflammation en produisant des lipides médiateurs, capables « d’éteindre » cette inflammation.

Une inflammation chronique ou l’importance de la lesion ne permettront parfois plus de produire ces molecules.

Il est maintenant concevable que l’administration de ces dits lipides-médiateurs, pourrait permettre d’ « imposer un processus naturel en induisant a nouveau un programme de resolution dominant ». En bref, en remettant a disposition a l’organisme ces lipides qui ne sont plus produits par une physiologie souffrante et devenue déséquilibrée.  

Une classe intéressante de ces médiateurs naturels, par exemple, est le PEA.

Des molecules telles que la PEA peuvent fonctionner a maintenir l’homéostasie (l’équilibre physiologique), lorsque le système nerveux doit faire face a des stress extérieurs par exemple, l’inflammation.

Une serie recente de cohorte de plus de 2000 patients atteints de neuropathie suite a des chimiothérapies, des scleroses en plaque. Ces patients ont vu leur douleurs diminuer considérablement. Plusieurs traitements sont maintenant enregistres dans leurs données et montrent d’excellent résultats.

Il est important de souligner: LE PEA NE PRESENTE AUCUN EFFET SECONDAIRE.

Le PEA agirait sur les récepteurs naturels que nous possédons: les récepteurs cannabinoide CB2.

Conclusion

La publication fait état des traitements actuels, évoquant les anti depressants, les anti épileptiques, les opioides. Les auteurs soulignent bien que ces medications ne couvrent que partiellement les douleurs et peuvent, a long terme, provoquer des lesions du CNS.

Une nouvelle vision devrait être envisagée: Les neurones du système nerveux central sont l’objet d’assauts de la part du réseau microglies-mastocytes, ceci du a une regulation inadequate de ces cellules non neuronales a cause d’un stimuli endogène  excessif et/ou persistant et/ou inadéquat.

La capacité du PEA a moduler la réponse protective chez l’animal présentant des inflammations et des douleurs nous conduit a l hypothèse que le PEA est un composant qui permet de réguler les systèmes de contrôle de l’inflammation et de la douleur.

Ceci nous conduit aussi a la reflexion suivante: ne sommes nous pas en train de manquer une voie thérapeutique importante en étudiant les cellules gliales et les mastocytes séparément l’un de l’autre?

Note du blog: cette approche semble une approche systémique prometteuse, approche qui est bien trop souvent oubliée dans la médecine segmentée que nous connaissons.

Lors de mes recherches j’ai trouvé un tableau proposant des traitements en fonction du type de pathologie neurologique, la neuropathie du trijumeau ne pourrait pas être soignée intégralement par cette méthode de par l importance et la récurrence des stress liés a la lesion de ce nerf spécifiquement. Mais la synergie de différents traitements ciblant ces cellules microgliales et ces mastocytes pourrait améliorer la condition de ces patients sans subir les effets secondaires importants des traitements actuellement proposés . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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