11 Questions-Réponses au Sujet de la Neuropathie Post Traumatique Dentaire à l’Usage des Dentistes

Ce titre est donc clairement un article dédié aux dentistes (et aux chirurgiens en stomatologie).

Ceci peut également s’adresser aux neurologues qui suivent les patients atteints de cette lésion iatrogène du nerf trijumeau

Si lors de votre lecture, vous ne disposez pas de la réponse  à une seule de ces questions, vous allez trouvé toutes les réponses dans cet article, et vous allez sauver des vies.

Question 1

Savez vous que des articles scientifiques établissent clairement que des actes que vous réalisez tous les jours peuvent handicaper  a perpétuité la vie de vos patients  et les laisser dans la douleur considérée comme la plus atroce, aussi appelée en anglais douleur du suicide( technique en cause : anesthésie, extraction de la 3ieme molaire, pose d’implants).

Question 2

Savez vous qu’en Angleterre, la législation exige que le praticien déclare auprès de CQC (center of quality of  care) dans les 28 jours dés lors qu’une intervention a provoqué une simple paresthésie du nerf, et que seulement 50% des dentistes s’y plient.

Question 3

Savez vous qu’en Angleterre, 3600 cas de névralgies du trijumeau iatrogènes sont déclarées chaque année uniquement suite à une extraction de la 3ième molaire et qu’il existe une technique d’extraction réduisant grandement les risques? Il n’existe aucune statistique en France, en concluez vous que les dentistes français disposent d’une technique tellement supérieure à la technique anglaise qu’ils ne provoquent pas de névralgies de ce type ?

Question 4

Savez vous qu’il existe un centre à Londres’ mais aussi à Tokyo, Jérusalem, en Chine, en Lithuanie, aux USA ( Washington entre autre), au Canada, en Australie, qui prennent soin des victimes de lésions neurologiques (principalement le nerf alvéolaire inférieur  et le nerf lingual) et qu’une dentiste et professeur s’est spécialisée dans le traitement palliatif* du nerf trijumeau

Question 5

Savez vous que faire si votre patient se plaint de coup d’électricité dans la tête durant l’intervention ? Savez vous à quoi cela correspond ?

Question 6

Savez vous qu’il est impératif d’effectuer un suivi post chirurgical et d’appeler ou de faire appeler votre patient le lendemain d’une intervention de pose d’implant ?

Question 7

Savez vous qu’une blessure du nerf trijumeau peut se produire MÊME si votre implant est loin du canal mandibulaire?

Question 8

Lisez vous des publications scientifiques en anglais ?

Question 9

Savez vous quel est le degré d’urgence en cas de paresthésie ou d’anesthésia dolorosa post chirurgicale ; après pose d’implant(s) ? Après extraction de la 3ième molaire ?

Question 10

Savez vous quelles sont les conséquences neuro immunologiques en cas de névralgie du trijumeau ? Pouvez vous donner une définition des problèmes neuro-immunologiques ?

Question 11

Savez vous vraiment ce qu’est une névralgie du trijumeau iatrogène ?

Vous n’avez pas la réponse  à une seule de ces questions…vous allez les trouver ci-dessous.

La première question que vous, mesdames, messieurs les dentistes, médecins, allez me poser : mais qui êtes vous pour pouvoir prétendre nous apprendre quelque chose ?

Et je vous répondrai par une autre question : qui d’entre vous n’avez pas fait appel à une société de coaching d’image et de rentabilité pour votre cabinet ?

Il y en a plusieurs, rien que sur le marché français, je ne vais pas les citer

Vous payez bien cher des équipes de coaching de ce genre. Ces équipes vont vous aider à gérer les crises avec des patients mécontents ou en souffrance, ces équipes vous entraînent et vous coachent pour rendre votre cabinet plus rentable. Ces coaches sont ils tous des dentistes ? Non, et pourtant vous faites confiance en leurs expertises au sein de votre cabinet.

expertise en cabinet dentaire

Loin de moi l’idée de porter un jugement sur ce sujet. J’ai conscience que lorsque l’on sort de la fac de dentisterie (ou de quelque fac ou école médicale ou paramédicale d’ailleurs), un praticien diplômé a reçu 0 heure de formation concernant le management ou la gestion financière. Il est donc normal d’apprendre. Vous profitez des savoirs d’un expert et c’est très bien.

Ce que vous propose cet article, c’est une expertise dans un domaine très important : comment reconnaître et gérer une lésion neurologique

Mais avant cela, permettez moi de me présente. Je suis étiopathe. J’ai un cursus de 6 années, dont voici le programme: cliquez ici . Je ne suis pas médecin, je ne suis pas dentiste et je ne le revendique pas. Nous pratiquons des métiers différents. Je m’emploie chaque jour à apprendre d’avantage, à servir d’avantage l’intérêt des patients et il me semble évident qu’il doit en être de même dans chaque profession engageant la santé des personnes qui nous sont confiées. Ceci devrait être notre cause commune.

J’ai inventé il y a  18 ans un appareil de thermodiagnostic, qui est la nouvelle génération de thermographie. J’avais inventé cet appareil de manière à pouvoir objectiver mes résultats en tant que thérapeute. J’ai déposé et obtenu un brevet international en première intention. J’ai donc passé beaucoup de temps dans les labos de recherche, j’ai beaucoup étudié la physiologie, la biologie cellulaire…et il est souvent dit que je dispose d’un esprit et de connaissances scientifiques par les personnes avec lesquelles j’ai eu la chance de travailler, d’échanger. Nous sommes souvent devenu amis, je pense ici à un professeur en biologie, doyen de fac, à une équipe de physiciens, dont mon père fait partie, à un médecin de médecine sportive, à un médecin dans un centre anti douleur, à un chirurgien cardio-vasculaire…et plus récemment, à une professeur spécialiste de la douleur avec laquelle j’ai suivi des cours et ai reçu une certification en photobiomodulation à Sydney (comprenez LLLT ou low level  laser therapy). Je reviendrai sur ce sujet plus tard.

Je suis aussi une patiente victime d’une succession d’erreurs effectuées par un dentiste (vous pouvez lire l’historique de mon cas dans cet article : ici). Je souffre de névralgie iatrogènes du trijumeau de type TN1 et TN2 sur les 3 branches du V, mais également de névralgies au niveau de l’émergence  occipitale du V. Et pour compléter le tableau, parce que mon cas n’a pas été pris à temps, a été délaissé et dénigré, par les dentistes et médecins,  je souffre de névralgies périphériques et d’adénopathies importantes et douloureuses qui nécessitent un suivi car elles inquiètent les spécialistes que j’ai rencontré en Nouvelle Zélande et en Australie.

Si je suis maintenant prise en charge, c’est suite à ma persévérance à ne pas croire que je souffrais de maux psychosomatiques. Si l’évolution de mes symptômes et lésions systémiques sont ralentis, c’est parce que j’ai trouvé dans la littérature scientifique internationale l’origine de ces maux. Cette origine m’a bien été confirmée par tous ces spécialistes visités dans ces pays anglo-saxons. La trame est claire, les dentistes et médecins ici voient mon cas comme un cas qui a subi les complications de la négligence. Ce qu’ils ont à ce jour à me proposer…à cause de cette négligence…ce n’est que du palliatif.

Ma motivation à écrire cet article…vous l’aurez compris, c’est d’empêcher à un maximum de patients d’avoir une qualité de vie complètement altérée.

Un acte raté est déjà très problématique, et  ici je vais citer le  Dr Hahnemann : «  Lorsqu’il s’agit d’un art sauveur de vie, négliger d’apprendre est un crime !

Libre à vous maintenant d’apprendre ou de négliger mon article, qui je tiens à le préciser, n’est basé que sur des faits scientifiques, publications de grands spécialistes.

Mon discours est cohérent, je l’ai mis à l’épreuve avec des professeurs en leur parlant directement, en leur suggérant même des hypothèses à des questionnements qui ont été soulevés lors de ces formations et conférences. J’ai eu des réponses positives à mes suggestions…j’ai vu des professeurs noter mes suggestions tant elles étaient pertinentes. Pas de gloriole de ma part…juste l’envie de vous convaincre de sauver des patients, de faire évoluer les choses…et de vous compter parmi les dentistes et médecins qui font changer les choses. C’est bien là qu’est la beauté de votre métier.

A ce sujet, samedi prochain aura lieu une formation réservée aux dentistes à Sydney, j’ai été invitée à y assister et à y intervenir en tant qu’ostéopathe par cette professeur spécialiste de la douleur. Je suis très honorée d’y participer je vous reparlerai plus tard de cet journée de formation).

Je vous propose maintenant de voir ensemble les différentes questions, et surtout d’y apporter des réponses, preuves et explications.

Revue de la question #1

Articles et publications concernant la lésion iatrogène du nerf trijumeau :

Voici ce que publie la Professeure Tara Renton, un des experts mondiaux en matière de blessures du nerf trijumeau. Elle est aussi co-fondatrice de la « Trigeminal Foundation »

Pour résumer succinctement, Professeur Renton souligne que jusqu’à récemment, le mécanisme de blessure du nerf trijumeau durant des interventions dentaires était peu connu car peu étudié et qu’il peut  conduire à des douleurs post-traumatiques de ce nerf à perpétuité. Professeur Renton souligne également le fait que ces douleurs chroniques affligées à vie pour des milliers de patients étaient la cause d’altérations conséquentes de la qualité de vie. Elle énumère les actes en cause pour cette névralgie iatrogène du trijumeau : extraction de la 3ième molaire, pose d’implant, ou lors d’injection d’anesthésiant. Elle souligne le fait que ces lésions sont causées par une mauvaise pratique chirurgicale. Elle souligne qu’il faut d’avantage d’information communiquée aux patients et aux praticiens.

TR déclare

-que les praticiens doivent être plus pro actifs, ceci inclus votre formation continue et vos recherches personnelles dans les sources qui vous sont proposées librement sur le net, car cela ne fait pas partie actuellement de matières enseignées en dentisterie.

– Qu’il est important de toujours placer le patient au centre de vos préoccupations de soins lors de vos pratiques chirurgicales ainsi que lors du suivi post chirurgical.

A la conclusion de cet article, je désire insister sur le fait qu’il n’est dés lors plus concevable d’annoncer à un patient, qui a, durant une intervention rencontré des problèmes ou douleurs, ou dont les suites présentent des complications telles que des douleurs excessives et des paresthésies, que ce n’est pas grave car le nerf repousse. Il est encore moins concevable d’annoncer au patient qui vient de subir une lésion du nerf, qu’il n’est pas possible qu’il ait mal. Cette théorie est obsolète et ne reflète pas la réalité. Elle entraine des conséquences lourdes pour le patient.

Revue de la question #2

En effet, en Angleterre, une névralgie du trijumeau consécutive à un acte chirurgical dentaire doit être déclaré par le praticien dans les 28 jours qui suivent l’acte. Il doit faire cette déclaration auprès du NHS (national health service). Il est également demandé aux patients de faire une déclaration auprès du NHS ou du CQC (center of quality of care) s’il pense être victime d’une mal pratique dentaire. Même s’il n’en demeure pas moins que seulement 50% des dentistes déclarent spontanément leurs actes manqués, grâce au double feed back proposé par la déclaration des praticiens et la déclaration des patients, les services de santé britanniques jugulent ainsi des erreurs grossières de la bonne pratique dentaire.

Revue de la question# 3

La démographie de la Grande Bretagne est similaire à celle de la France. En Angleterre, 3600 cas de névralgies du trijumeau consécutives à des extractions de la 3ième molaire (ne sont pas comprises les interventions de pose d’implants, en pleine croissance nous le savons) sont déclarées par an.

Aux USA, selon l’American Journal of Health, 11 000 patients par an sont victimes de névralgies du trijumeau iatrogène.

Si l’on considère qu’une loi anglaise oblige les dentistes à déclarer leur erreur, il est logique de penser qu’ils sont plus prudents qu’en France…et que seulement 50%  de ces dentistes Anglais se plient à cette loi…que peut-on penser des dentistes français ???? Vont-ils déclarer où que ce soit leur erreur ? Cela risque de les exposer à des poursuites.  Ceci ne devrait cependant pas exclure une amélioration de la pratique et donc de la sécurité du patient.

Revue de la question # 4

Le « Trigeminal Foundation Nerve Injury » est une fondation plateforme qui permet à la fois aux dentistes et aux patients de trouver les informations relatives à cette lésion iatrogène du nerve trijumeau. En voici le lien : http://trigeminalnerve.org.uk/

Professeure Renton reçoit plusieurs centaines de patients souffrant de lésions iatrogènes du nerf trijumeau par an.

Si cette professeure a créé ce centre, c’est car les lésions neurologiques iatrogènes représentent une fréquence de plus en plus importante, directement liée à l’augmentation des interventions de pose d’implant. Qu’il est maintenant souligné et publié que les lésions du nerf trijumeau, de part son importance en terme de topographie au niveau cortical (presque 50% de la surface du cortex), deviennent très vite irréversibles (il faut intervenir dans les 30 heures après la pose d’un implant si un nerf présente des signes de lésion). L’ancienne théorie du nerf qui repousse ne se vérifie que trop peu. Les 3 mois anciennement annoncés sont maintenant largement réfutés.

25% des cas de lésions du nerf trijumeau aboutiront à des douleurs chroniques considérées comme très invalidantes, voire même suicidaires. Le seul traitement  sera ensuite palliatif anti-douleur, lourd, incapacitant. En effet les traitements proposés sont souvent  des anti convulsifs conjugués à des anti dépresseurs, car les analgésiques classiques sont impuissants. Les doses sont à augmenter régulièrement car l’intensité de la douleur augmente progressivement par un effet de cascades de nocicepteurs. Vous pouvez trouver toutes les explications de cette cascade nociceptive en suivant ce lien ici

Les chirurgies de type glycolyse, gamma knife et pose de ballons sont totalement déconseillées dans les cas de névralgies iatrogènes du trijumeau, car elle comportent des risques d’aggravation des symptômes douloureux, sans aucune efficacité bien trop souvent.

 Revue de la question # 5

Si votre patient se plaint de chocs électriques durant l’intervention, c’est que la 3ième branche du nerf trijumeau a été touchée, étirée ou sectionnée (ceci arrivera sous anesthésie locale ou lors d’une injection). Il est important de ne pas sous estimer ce signe clinique. Votre patient, tout comme vous, n‘a qu’un souhait, que l’intervention se déroule bien, il n’est pas là pour vous empêcher de travailler. Il vous fait confiance, faites lui confiance également.

Si cela se produit durant l’intervention de pose d’implants, selon les spécialistes en névralgie iatrogène du trijumeau, il est préférable d’arrêter la pose d’implant, d’injecter localement des corticoides à forte dose. Et de prescrire de la cortisone à haute dose au patient durant une semaine. Le traitement chimique le plus approprié semble être les adrénocorticostéroides (Dexamethasone), ainsi que des  anti-inflammatoires non stéroidiens (qui auront une action inhibitrice de la prostaglandine, shuntant ainsi  la cascade nociceptrice)

Voici le protocole complet (cliquez ici) le plus approprié ainsi que les raisons pour lesquelles ce traitement semble efficace pour traiter une lésion de nerf :

A quoi correspond ce choc électrique ? Ce choc correspond à une décharge massive de neurotransmetteurs, cette décharge va provoquer le passage très rapide d’une douleur violente qui va voyager le long des fibres du nerf trijumeau. La douleur étant un système de protection physiologique. Il est important d’en tenir compte.

Revue de la question # 6

Le suivi post chirurgical est très important. En téléphonant ou en faisant téléphoner à votre patient le lendemain de l’intervention, vous vous assurerez qu’il ne souffre pas excessivement, et également qu’il ne présente pas de perte de sensation sur le trajet du V3. Ceci est un signe à ne jamais négliger. Si votre patient présente un de ces signes, il est conseillé par les spécialistes en lésion neurologiques iatrogènes, de revoir le patient et de déposer les implants avant les 30 heures qui suivent la pose de ces derniers.

Si le processus complet a été bien expliqué au patient avant l’intervention, il saura que c’est dans son intérêt. En impliquant le patient dans ses soins, en lui proposant un travail d’équipe, vous avancez avec une véritable prudence et une grande limpidité.

A l’ère de l’internet et de google, un patient finira par trouver les informations disponibles sur internet, et par vous blâmer de ne pas avoir fait le nécessaire.

Ce protocole vous protège vous ainsi que votre patient.

Revue de la question #7

Le nerf trijumeau peut être lésé de différentes manières. Il n’est pas indispensable que le canal du nerf mandibulaire soit endommagé pour léser le nerf . En effet, une lésion peut se produire par étirement, par écrasement à distance (hématome ou compression osseuse),  le nerf peut également être lésé par un processus chimique (anesthésiant acide ou « soupe inflammatoire » en cas d’infection post chirurgicale). Il est également à noter que le nerf peut être lésé au niveau du foramen mentonnier, laissant une fois de plus la lumière du canal intacte.

Je profite également de ce chapitre pour souligner le fait qu’une lésion du nerf ne se diagnostique pas par radio, IRM ou scanner. A l’exception de patients présentant des neurinomes (bourgeonnement du nerf lors de son processus de guérison. Le neurinome ne sera visible que 18 mois plus tard et ne se produit pas systématiquement. Il ne faut donc pas attendre une confirmation par imagerie pour accepter la lésion du nerf.

Revue de la question # 8

La science évolue rapidement. La langue la plus utilisée dans le domaine scientifique est l’anglais. Il est donc important de lire les publications récentes en anglais.

En tapant « iatrogenic trigeminal neuralgia » sur google, 58500 publications scientifiques apparaissent dans la recherche, le premier article apparaissant est la publication de la Professeure Tara Renton dans le Int J Oral Maxillofac Surg.  (à l’instant T, sujet à évolution bien entendu). 4 pages entières de google font référence à des titres spécifiques à la dentisterie et au nerf trijumeau. En français, si l’on tape « névralgie iatrogène du trijumeau », 17800 titres apparaissent, mon blog apparaît en première ligne, première page de google. Le second titre est « douleur iatrogène…le second titre n’est donc plus spécifique à la dentisterie et à votre pratique.

Je fais donc référence en matière de neuropathie iatrogène du trijumeau en français.

Google nous montre donc qu’il est important de lire en anglais et de continuer à s’informer dans la langue scientifique internationale.

N’hésitez pas à me contacter en message privé pour des traductions de publications.

Revue de la question # 9

Le degré d’urgence d’intervention en cas de lésion du nerf trijumeau est très court.

30 heures en cas de pose d’implants, 7 à 14 jours en cas d’extraction de la 3ième molaire.

Le plus tôt le mieux…c’est ce qui est à retenir de ces publications.

Revue de la question # 10

Les problèmes neuro immunologiques sont très bien décrits dans ce shémas durant les 72 premières heures qui suivent la lésion nerveuse

évolution neuro immunologique d'un nerf lésé

 

Les lésions des nerfs vont donc avoir des interactions entre le système neurologique et le système immunitaire. Ce processus en cascade va donc provoquer le développement de cellules microglies  dans le système nerveux central, ainsi que les nocicepteurs qui en résultent, qui vont voyager dans la corne postérieure de la moelle épinière et diffuser dans les nerfs périphériques.

Les microglies : Les cellules microgliales peuvent proliférer lorsque des lésions surviennent dans le système nerveux central. Quand elles sont activées (par une névralgie du trijumeau chronique par exemple) elles secrètent des cytokines (inflammation ) des protéines et des radicaux libres qui peuvent aggraver les lésions ou l’auto entretenir.

Ces cellules microglies sont notamment responsables de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer.

Ces changements provoquent donc la perturbation, la fonction et la sensation des neurones. En plus de cette altération,  un changement topographique s’opère au niveau du cortex. Cette altération du cortex opère une altération de la moelle épinière, du tronc cérébral (Le tronc cérébral est responsable de plusieurs fonctions dont la régulation de la respiration et du rythme cardiaque, la localisation des sons, etc), des centres cérébraux supérieurs (responsable de la pensée, de la coordination…).

Il n’est pas rare de voir des patients victimes de lésions iatrogènes du nerf trijumeau souffrir rapidement de névralgies périphériques. ( moi qui ai passé du temps sur les forums français et anglais de patients atteints de NT, presque tous se plaignent de douleurs et faiblesses périphériques très invalidantes, ces personnes s’interrogent mutuellement sur la possibilité du lien entre leur lésion du nerf et leurs signes cliniques secondaires…ils ne font que s’interroger…car personne ne leur dit)

Pour avoir suivi des formations réservées aux médecins et dentistes à l’Université de Sydney avec la Professeure Roberta Chow, qui travaille exclusivement dans le domaine de la gestion de la douleur et qui effectue également des recherches à l’Université de Sydney, dans le service de « Brain and Mind Institute », ce phénomène en cascade est courant et bien connu des spécialistes en neurologie et en gestion de la douleur.

Il est d’ailleurs offert aux patients des traitements de photobiomodulation par laser thérapie. Les irradiations sont effectuées sur les ganglions lymphatiques en première intention. Car le système lymphatique est le seul a pouvoir évacuer les macrophages présents dans le milieu cellulaire et inter cellulaire. Les macrophages sont de trop grosses dimensions pour s’infiltrer dans le système vasculaire et être  évacué par ce système sanguin.

Ces spécialistes montrent bien ici l’interaction neurologie-immunologie.

Ici je tiens à mettre un accent particulier sur les traitements par laser. Beaucoup de dentistes ont acheté un appareil de laser qui leur a été vendu par des entreprises dont le but principal est la vente d’appareils. Souvent ils ont reçu une mini formation par un commercial…l’appareil est souvent pré formaté et réglé.

En utilisant cet appareil pour guérir le nerf de votre patient, sans avoir suivi une vraie formation, avoir passé des heures de recherches personnelles concernant les réglages, longueurs d’ondes, l’énergie en joules, la dose par cm2, en quel temps…la profondeur de pénétration…vous risquez de lésé votre patient et de rendre sa guérison encore plus à risque. (ceci a été mon cas).

Je vais ici imagé ma théorie :

Un médecin sait qu’en cas d’infection, il doit prescrire des antibiotiques.

Ça c’est le choix du traitement.

Ensuite il doit choisir la molécule…on affine ici le traitement.

Mais si le médecin ne sait pas comment répartir la prise des cachets, combien de comprimés, en combien de prises par jours, et par quel moyen le médicament est délivré…il est fort probable que le patient aie la mauvaise dose, les mauvaises prises, la mauvaise administration, et ne guérisse pas…ou pire, que sa condition empire, malgré le bon choix de molécule.

Il en sera de même avec le laser.

La pratique de la chirurgie dentaire requiert déjà beaucoup de connaissances et savoir faire, si le laser n’est pas votre spécialité et que vous ne faites pas majoritairement des traitements laser, adressez vos patients à des personnes spécialisées dans le domaine rapidement après la lésion d’un nerf

Pour votre part, vous utilisez probablement un laser de classe 4 si vous faites de la chirurgie ou avec un appareil piezzo.

Du 3b avec des fréquences basses si vous utilisez un laser pour vos soins d’odontologie

La photobiomodulation utilise la technologie laser de classe 3b, avec des variantes spécifiques, des protocoles spécifiques à mettre en application sur les lésions neurologiques. Un appareil performant adapté au type de traitement laser dont aura besoin votre patient coûte environ $20,000. Votre appareil de dentisterie n’est pas adapté aux soins de photobiomodulation

 Revue de la question # 11

La neuropathie iatrogène du trijumeau est causée par une intervention médicale ou dentaire. Elle suit le processus en cascade expliqué ci-dessus. Ces névralgies iatrogènes, plus particulièrement, peuvent présenter plusieurs aspects, souvent conjoints. Elle est comparable à certaines névralgies du trijumeau idiopathiques en terme de douleur, absolument pas en terme de traitement. Ceci est un point crucial.

Les douleurs peuvent être de types paroxystiques, chocs électriques durant de quelques secondes à quelques minutes, elle est alors classée comme névralgie du trijumeau de type 1 (TN1). Elles peuvent aussi être constantes, on va alors les classer de type 2 (TN2). Un patient peut présenter des douleurs sur une branche du trijumeau, sur 2 ou même les 3 branches. Il est aussi décrit des douleurs dites de formications..la sensation de fourmis (fire ants) et se déplaçant sur le crâne du patient (dans ce cas, c’est les branches  supraorbitale du 1 et auriculotemporale du 3 qui sont souvent en cause)

nerf trijumeau, les branches atteintes

Très souvent le patient se plaindra de douleur au niveau de la nuque, du côté de la névralgie. Ceci s’explique par l’anastomose  d’une branche du nerf trijumeau avec le nerf occipital ou nerf d’Arnold.(lire les références anatomiques ici).

Le patient présente souvent des troubles de la mémoire, une sensation de cerveau embrumé, des tachicardies, des chutes de tensions, des vertiges, des nausées….(ceci s’explique par l’anatomie même du nerf trijumeau, dont une branche neuro motrice est responsable d’une partie du péristaltisme).

La douleur et ses conséquences sont handicapantes, la qualité de vie des patients est largement diminuée. Le sommeil est rendu impossible par la douleur. Ceci amène beaucoup de patients à présenter des dépressions nerveuses et des anxiétés.

Ces symptomes douloureux et d’inflammation constante ont des conséquences sur le patient et sur sa famille.

En agissant vite et bien, le praticien peut éviter cela à ses patients. N’est ce pas pour cela qu’il a prêté serment ?

Un grand merci d’avoir lu cet article..

Si nous suivons les chiffres statistiques anglaises, nous pouvons éviter ces douleurs importantes à 3600 patients par an…pour ce faire, merci de diffuser cet article*.

Choisissez d’aider vos patients, ou d’être complice de négligence

caducée

Si Hippocrate Savait…

*lors de votre partage d’information, merci de respecter les droits d’auteur en citant votre source par l’insertion d’un lien vers ce blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 réflexions sur “11 Questions-Réponses au Sujet de la Neuropathie Post Traumatique Dentaire à l’Usage des Dentistes

  1. Bonjour à vous

    Est-il possible de connaitre les coordonnées de ce dentiste en angleterre, je suis en France et je suis dans le cas probablement.

    Merci beaucoup

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    1. Bonjour, ce sera avec un grand plaisir que je vous communiquerai un maximum d info. Je viens de créer une page contact afin que vous puissiez me laisser vos coordonnées e mail perso. En fait j ai appris par la suite que Pr Renton n était pas une dentiste mais une chirurgienne de la face qui s est spécialisée dans la consultation post traumatique …iatrogène….dentaire. Elle ne reçoit normalement pas en consultation les patients ne faisant pas partie du système de santé britannique. Cependant, en fonction de l ancienneté de vos problèmes, un neurologue confrère de Prof Renton, consulte lui en privé. N hésitez pas a me laisser au plus vite vos coordonnées sur la page contact, cela restera confidentiel et ma réponse aussi…pour vous aiguiller au mieux, sans troubler une déontologie ……sans pub….en France. Comme vous l avez compris, la rapidité est de mise. Bien à vous.

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  2. J’oubliais j’ai mis votre lien sur une page FB dédié aux symptômes ATM nerfs etc…..Par ailleurs nous avons l’intention de l’éditer et de l’envoyer ou le montrer aux professionnels dentaires.
    sur FB il s’agit de
    sadam ou syndrome de costen groupe privé

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  3. Je trouve votre publication très subjective par rapport à votre cas. ne proposant aucune solution ni conduite à tenir scientifique. En lisant cette article on dirait que toute les nevralgies iatrogènes sont irréversibles, or que il y a une très grande partie qui récupère après 3 mois au maximum. Et il y a de la littérature scientifique concernant ce sujet.

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    1. Je vous remercie de m’avoir lue. Mes écrits ne se basent que sur des publications scientifiques. Toutes disent la même chose: à savoir: pour des lésions du trijumeau a la suite de pose d’implants, une chirurgie de dépose et un protocole médicamenteux doit impérativement se mettre en place dans les 30 heures…ce n est pas moi qui le clame…mais des dizaines de spécialistes, chirurgiens maxilo faciaux et ou neurologues. Je vous engage vivement à lire le livre ( qui est Co écrit par ces dizaines de spécialistes mondiaux) qui est une compilation de publications, qui ont été, au demeurant, validés par des paires internationaux, ce livre de 350 pages n’est il pas TOTALLEMENT objectif?
      Vous qualifiez mes écrits de subjectifs basés sur mon cas, vous vous méprenez, lisez donc les publications de Pr Tara Renton pour ne citer qu’elle….qui base ses publications sur des centaines de cas….tous NON réversibles.
      Alors afin que nous conversions de manière totalement objective, vous évoquez des publications qui font état de la réversibilité….soyons donc tous deux scientifiques et objectifs: citons nos sources, merci de citer le même nombre de publications revues par des paires internationaux, qui feraient état de la réversibilité…
      Vous soulignez très justement, et je vous en remercie, que je ne propose aucune solution….et oui, bien vu…il n’y a PAS de solution…uniquement des traitements palliatifs de la douleur. La seule option, ç est la prévention et l’action extrêmement rapide…en urgence…d’un protocole dont je cite la publication du Pr Carl Misch aux USA, qui est d’ailleurs, depuis, confirmer par l’ecole dentaire de Lithuanie( Ooops apparement ils seraient plus à la pointe qu en France….c’est gênant) ( vous auriez peur etre du lire…vraiment mon article, avant de commenter de manière aussi légère. )
      Et pour finir, je me suis présentée dans cet article, vous savez donc qui je suis, merci de vous présenter, qui êtes vous, quelle est votre activité professionnelle . Nous parlons ici d’un sujet qui ne tolère pas la médiocrité ni le manque de formation. Si vous faites partie du corps médical, je vous remercie vivement de lire bon nombre de publications et de continuer à vous former….
      Nous ne pouvons continuer à converser si vous vous présentez et citez un nombre conséquent de publications faisant état du contraire.

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  4. Bonjour, Je pense être totalement dans cette situation après presque deux ans du parcours du combattants, chez nombreux dentistes, endo, paro etc…. Y a t’il un centre ou un contact en France? Impossible pour moi d’aller en Angleterre…. Un grand merci à vous….

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    1. Bonjour et navrée de.apprendre qu’une personne de plus ne soit pas diagnostiquée et prise en charge correctement ou par manque de connaissance, ou par manque de courage. Dans le groupe Facebook que j ai créé: neuropathie du trijumeau post dentaire, il y a des personnes un peu partout en France….certains ont de la chance de tomber sur un centre anti douleur ou un neurologue qui connaît bien ce genre de neuropathie, d’autres moins. Dans l’ensemble, je pourrait vous conseiller un centre sur Paris, mais si vous demandez l’accès à ce groupe privé sur Facebook ( vos contacts ne voient pas ces discussions de groupe, seule vous et les membres y ont accès) ces membres pourront peut être vous aiguiller vers d autres centres en fonction de votre région. Mon aperçu des choses, c’est que le service auquel je pensé à Paris, voit pas mal de cas, il est donc relativement au courant des traitements. Maintenant, si vous êtes proche de la frontière belge, cela peut sembler surprenant, mais un service à Bruxelles est très au courant dès traitement, mais aussi de ce qu il faut éviter en terme de chirurgies….car en effet, je vois dans nos témoignages/discussions sur ce groupe Facebook, que beaucoup de patients se font opérer….avec des techniques diverses et variées…et voient leur condition et leur douleur empirer grandement…en bref, demandez vraiment la.avis d un spécialiste qui ne se dit pas seulement spécialiste des neuropathies iatrogènes du trijumeau, mais bien quelqu’un qui voit réellement beaucoup de patients souffrants de cette neuropathie ( ne pas hésiter à poser des questions…mieux vaut une grimace ou un mot sec de.un praticien, qu un traitement non approprié…je suis navrée de ne pas donner d info plus précise sur un message ouvert…pour des raisons légales et d’ethiques…( personnellement je trouve regrettable que la.on ne puisse ouvertement dialoguer sur les bons ou les mauvais praticiens…car une information limpide permettrait à des patients de ne pas perdre de temps, ni sa santé …en subissant des soins non appropriés chez un praticien mal formé) mais vous aurez beaucoup de réponses, et d avis qui se recoupent….sur le groupe Facebook…je précise, ce groupe est gratuit bien sur 😉😉😉. J espère à bientot.courage…

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