La Douleur Chronique et la Douleur Chronique Neurologique

Où se localise votre douleur?

Dans les muscles

La douleur est générée depuis vos muscles, tendons, ligaments, fascia, enveloppe des muscles) et tissus conjonctifs (tissu de maintien). On les regroupe sous le nom de système conjonctif. Elle est véhiculée par les nerfs.Ce sont les nerfs qui transmettent la douleur au cerveau.

Dans les nerfs

La douleur neurologique ou névralgie a comme origine le nerf en lui-même (traumatisme, accident, rupture) ou les systèmes qui l’entourent.

Les nerfs (système nerveux), se logent profondément dans ce tissu conjontif et l’utilise comme protection. Les deux systèmes sont donc intimement liés.

Comment ces systèmes évoluent

Le système conjontif est un système du corps humain parmi les 11 systèmes, qui a la capacité de changer sa morphologie très rapidement.

Le système  conjontif, dont les muscles font partie, a cette formidable capacité de changer de forme, de taille et de force, de manière croissante et décroissante. Cette capacité dynamique et plastique prêtée  au tissus myofasciaux, nous pouvons la nommer la plasticité myofasciale.

La plasticité myofasciale est responsable de la dysfonction et des douleurs du système myofascial.

On comprend bien que pour le système conjonctif, grâce à sa réversibilité de morphologie, un retour en arrière peut être possible (donc une suppression de la douleur), nous verrons ci-dessous les limites de possibilité de cette réversibilité.

Le système nerveux possède bien lui aussi, une capacité rapide de changement de morphologie, mais il n’a pas cette capacité de retour en arrière. En ce qui concerne le système nerveux, les synapses peuvent se réorganiser et pousser en une nuit  selon the journal of experimental biology:   ).

nerf trijumeau repousse

Dans le cas de modification directe de la plasticité d’un nerf : lésion, étirement, écrasement, compression ; cela ne sera pas le cas. (causes  traumatiques, échec de chirurgie, chimique (acidité, inflammation…))

Comme expliqué sur Wikipédia, la douleur chronique débute dans un tissu préalablement endommagé, sinon ces tissus seraient sains. ( Le patient qui souffre de douleurs chroniques ressent des douleurs prolongées localement, sur une zone qui a pu être préalablement lésée, endommagée. Des stimuli nocifs   et l’inflammation provoquent une augmentation de la source des nocicepteurs (facteurs nocifs) par le biais du système nerveux périphériques, voyager le long du nerf pour aller au cerveau ou système nerveux central.

Le cercle vicieux de la névralgie: la chronicité s’installe vite

cercle de la douleur chronique

La présence de nocicepteurs locale et périphérique vont finir par provoquer une réponse neuroplastique (changement de morphologie des nerfs) au niveau du cortex ( surface du cerveau responsable de l’analyse de la douleur). Ceci va provoquer un changement d’organisation de la somatotopie   (la carte de la douleur au niveau du cerveau) du site douloureux, induisant une sensibilisation centrale   par toute une série de facteurs chimiques et hormonaux produits par le corps en hyper réaction (vous pouvez comprendre le phénomène complet de cette chimie de la chronicité dans ce corpus médical de la fac de Grenoble)

somatotopie sensitive

On voit bien sur le shéma ci-dessus l’importance de la sensibilité du visage au niveau du cerveau.

 Différents stades de la douleur myofasciale

Cette catégorie de douleur est connue depuis une cinquantaine d’années sous le nom de »douleurs et dysfonctions myofasciales ou myofascial pain and dysfunction : MFP&D. Dans un premier stade on parle de lésion primaire.

-Les MFP&D vont, dans un délais de 1 à 5 ans, conduire à des maladies secondaires à ces douleurs, comme par exemple des tendinites, bursites, pathologies du disque vertébral, dégénérescences articulaires et cartilagineuses, dissymétrie des chaînes musculaires, problèmes de dos tels que pincement des nerfs intervertébraux…épaules gelées…problèmes de nuque…..etc

-Dans les 2 à 10 ans, cette MFP&D va amener ces organes souffrants à des lésions tertiaires telles que des neuropathies, des incohérences immunitaires, métaboliques, diabète…

Ces maladies tertiaires vont causer la mutation de l’ADN (les chromosomes) et la disparition des tèlomères (les bouts de chromosomes appelés tèlomères diminue avec l’âge et l’inflammation. Ce manque entraine des malformations de l’ADN, donc de la reproduction des cellules. Ceci sera lié plus tard avec les  cancers).

A ce stade, le patient semble encore sain.

Pourquoi ces douleurs chroniques sont niées

Les MFP&D ont été écartés des causes primaires de ces maladies, ceci car dans cette  ère de la science moderne et de la technologie, la définition de la douleur est une entité statique. Elle doit être prouvée, acceptée, trouvée ou découverte grâce à des signes ou des examens objectifs, visibles à l’œil nu, au scanner ou lors d’analyses sanguines.

Ce problème a commencé à l’instant précis où l’on a essayé de prouver que vous éprouver de la douleur face à un tribunal. Votre témoignage doit être prouvé sans le moindre doute, mais personne ne croit en votre parole solennelle. Votre parole a autant de valeur qu’un scanner loupé.

Un vétérinaire croira, sans même la parole, l’abattement d’un chat ou d’un chien et cherchera la cause et la douleur. Un médecin, trop souvent, ne prendra pas la peine d’écouter le patient, encore moins de l’observer.

Chacun peut voir une anormalité sur un scanner et nous devons tous en convenir, une image est un signe objectif. On oublie de souligner que ce qui est visible sur le scan ne signe pas l’intensité de la douleur. Il suffit de lire la définition d’un anévrisme sur le site Web MD, ou n’importe quel autre site, la plupart des anévrismes reste asymptomatique (ne présente aucun symptôme, donc pas de douleur)  .

Une artère élargie (cause : génétique, consommation cigarette, hypertension artérielle, race, genre) ne cause donc pas toujours une névralgie du nerf trijumeau, et un nerf trijumeau n’est pas forcément douloureux à cause d’une compression artérielle. La réalité est là, on ne peut pas quantifier et qualifier la douleur. On ne peut donc pas objectiver cette douleur.

La médecine moderne et la société aiment trouver “la douleur” à travers des tests sanguins, afin de pouvoir coller une étiquette à cette douleur…l’expliquer…

Ces deux concepts, scanner (ou imagerie médicale) et tests sanguins, sont illogiques à pouvoir démontrer la douleur, c’est comme vouloir démontrer une démangeaison cutanée grâce à un scan ou une analyse sanguine…

La douleur est un ressenti et une sensation que seule une personne ressent. Pour le patient atteint de douleurs chroniques, il est aberrant d’entendre qu’il n’a pas mal.

Faisons donc la même analogie et disons au patient atteint d’eczema  que l’on va localiser sa démangeaison cutanée à l’aide d’un scanner ou d’une analyse sanguine….logique ???? De même qu’il sera impossible d’opérer cette démangeaison à l’aide d’un bistouri.

La médecine ne s’appuie plus sur une anamnèse (des questions posées au patient, des signes, une observation) qui va amener le médecin à poser un diagnostic en toute impartialité, mais va s’appuyer sur une batterie de tests standardisés…

Cette médecine a été développée dans ce sens pour un raison très simple : toutes les recherches médicales sont financées par des laboratoires scientifiques ; indépendants…certes….universitaires…soit…mais ces labos sont bel et bien payés par l’industrie qui fabrique et vend l’équipement, ou le labo qui produit les médicaments.

Et lorsque les médecins suivent une formation continue, elle est bien organisée et financée…par les labos pharmaceutiques…qui n’ont pas comme objectif la guérison du patient…mais la vente de plus en plus de médicaments…

L’industrie pharmaceutique s’emploie, à coup et coût de séminaires, cadeaux déguisés, à entretenir leur monde commercial de consommables…comme le fait l’industrie des imprimantes par exemple…industrie dans laquelle les cartouches d’encre sont automatiquement achetées tout au long de la vie de l’imprimante…à ceci prêt…nous ne sommes pas des ordinateurs, et le médecin a prêté serment auprès d’Hippocrate..

 Concrètement, que peut on faire :

Dans le cas des douleurs chroniques musculaires et articulaires :

Les MFP&D sont présentes dans les muscles et les tissus conjonctifs et peuvent progresser vers un changement d’ADN.

Dans le cas des douleurs de fascia et muscles, la douleur est réversible au stade 1 et au stade 2 des lésions. Il est nettement plus complexe au stade 3 ou lésion tertiaire. (Bien que certains patients atteints de cancer se soignent par l’alimentation, la diète, la complémentation en vitamines et minéraux comme l’administre la clinique Riordan aux USA par exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=YTW9x91RWnY

 

et comme le souligne ce témoignage de patient atteint de leucémie foudroyante.. ;toujours en vie et bel et bien guéri grâce à la vitamine C :

Ce sujet fera l’objet d’un article à venir car je suis indignée de constater que rien n’est publié en français pour le grand public que nous sommes, alors que les infos sont disponibles en anglais.

Comment soigner ces douleurs chroniques musculaires, ligamentaires dans les 2 premiers stades :

-Par une diète de type paléo ou un régime Seignalet, comme l’indique ici le Professeur Henry Joyeux dans sa vidéo en français (ouf, enfin une !!!) :

-Des compléments vitaminiques et oligo-éléments,

-De l’exercice, du stretching, du yoga…en fait, tous ce qui va vous apporter un milieu basique, anti oxydatif, une oxygénation suffisante dans chacune de vos cellules.

– Un sommeil suffisant et de bonne qualité.

-Des séances chez un bon ostéo, chiropracteur ou etiopathe afin de supprimer les causes inflammatoires articulaires.

Y a-t-il réversibilité en cas de certaines névralgies ?

Cela se complique lorsque l’on parle de certaines névralgies.

cropped-neurones.jpg

La plus complexe étant la névralgie du nerf trijumeau, ou 5ieme paire de nerfs crâniens. En effet, cette névralgie, car elle touche un nerf qui occupe une très grande surface au niveau du cerveau (50%). Lorsque ce nerf est atteint par une cause iatrogène (acte du dentiste ou médecin), idiopathique (pas de cause connue) ou symptomatique (compression du nerf par un vaisseau sanguin ou une tumeur), il génère rapidement des substances chimiques nociceptives, qui très vite informe le cerveau, provoque rapidement cette neuroplastie vue ci-dessus…qui réagit en rendant cette douleur autonome et souvent impossible à éradiquer. Pr Tara Renton du King’s College of London, spécialiste en matière de névralgie du trijumeau, souligne bien l’urgence d’intervention après une lésion de ce nerf. Ces spécialistes parlent de 30 heures comme étant le laps de temps avant de rendre la névralgie irréversible dans 70% des cas… Dans cet article du King’s College, il est stipulé que, rien qu’en Angleterre, 3600 patients ayant eu une dent de sagesse extraite, souffriront de névralgie du trijumeau (11000 aux USA), et qu’en France personne ne reconnait jamais officiellement une mal-pratique du dentiste.

Ces spécialistes disent aussi qu’avec l’augmentation du  nombre de chirurgies implantaires, le risque de léser le nerf, en fonction des techniques, est de 0.5 à 25 %. (donc dans 1 cas sur 4, vous pouvez souffrir de névralgies du trijumeau, et si votre dentiste n’intervient pas dans les 30 heures, vous en souffrirez à vie).

Pour ma part, comme indiqué dans mon article, la fable du dentiste, la fable du trijumeau, les erreurs de dentiste ont été cumulées et graves. J’ai visité ce dentiste chaque semaine, pendant 6 mois…et jamais il n’a remis en cause sa « bonne et belle pratique »…je suis verte de rage…et je dois contenir cette colère…essayer d’aller mieux…même si, on le remarquera à la lecture de ces articles, les fautes ont été tellement graves que le pronostic est très mauvais.

Le but de cet article est de vous informer, afin que cette prise de conscience circule…en France et dans les pays francophones aussi. C’est le seul moyen de diminuer cette fréquence grandissante.

N’hésitez pas à imprimer cet article si vous voulez le montrer à votre médecin, dentiste…mais également à imprimer les articles scientifiques mis en lien…même s’ils sont en anglais…et le montrer à votre dentiste ou médecin…avant;  si le mal n’est pas encore fait, ou après vos interventions dentaires ou chirurgicales…

Un médecin est un scientifique, il doit être à même de lire un article avec l’esprit ouvert…et bien sûr de lire un article en anglais (car oui…la science communique de manière  internationale en anglais, s’il se forme et est scientifique, il lit en anglais, ou alors il accepte de dire qu’il ne sait pas, et transmet le dossier à quelqu’un de compétent)

Si votre médecin ou dentiste se fâche ou refuse de lire des informations vous concernant, ayez bien dans l’esprit qu’il vaut mieux un médecin fâché pendant 5 minutes (et puis vous en trouverez un autre…) qu’un patient souffrant à vie : VOUS.

Je tiens à préciser, comme toujours, que je ne suis pas médecin, je ne pose pas ici un diagnostic et ne vous prescrit aucun traitement. Je collecte simplement des informations, parutions, articles scientifiques avec un regard de patient.

Si Hippocrate Savait…

hippocrate

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